L’activité a regroupé des militants du Syndicat étudiant du cégep Marie-Victorin, de l'Association du personnel de soutien du cégep Marie-Victorin, du Syndicat des professeurs du cégep Marie-Victorin, du Syndicat du personnel technicien, éducateurs et professionnels de l'Hôpital Rivière-des-Prairies, d’Halte-Femmes Montréal-Nord, de Montréal-Nord Républik et du Mouvement fraternité multi-ethnique.
Les organisateurs de la protestation ont rappelé que Montréal-Nord est l’un des quartiers les plus défavorisés de la région métropolitaine et que les décisions prises dans le budget, comme les hausses de frais, la nouvelle taxe santé et l’imposition d’un ticket orienteur dans le système de santé affecteront plus fortement ses résidents. « Nous sommes devant un budget idéologique qui fera date dans notre histoire si nous ne nous y opposons pas franchement. Voici l'aboutissement du programme libéral dans sa forme la plus pure: un retour au "Thatchérisme" des années 1980! Avec ces mesures, est-ce que les entreprises et les plus nantis de la société vont payer leur juste part d'impôts? Rien n'est moins sûr », a déclaré François Parent, président du Syndicat des professeurs du cégep Marie-Victorin.
Pour sa part, Sébastien Poisson-L'Espérance, coordonnateur général du Syndicat étudiant du cégep Marie-Victorin a soutenu que l’accroissement des frais de scolarité de 180 %, d’ici 2012, aura un impact certain sur les étudiants des niveaux post-secondaires. « Nous sommes présentement la cohorte étudiante la plus endettée de l’histoire. Bien des étudiants des cégeps et des universités doivent travailler de trop longues heures pour se payer leur formation. Cela a un impact négatif sur la qualité de leurs études. Si les frais augmentent, plusieurs pourraient bien ne plus arriver et décrocher. Mme Courchesne et le gouvernement Charest n’écoutent pas les doléances des étudiants. »
Le militant étudiant a déploré le fait que la ministre de l’Éducation, Michèle Courchesne, soutienne les hausses de frais tous azimuts du budget soumis son collègue des Finances, Raymond Bachand, alors que cela risque de nuire à la réussite académique. «Nous n'arrêterons pas de dénoncer cette situation tant que le gouvernement ne reculera pas », soutient M. Poisson-L’Espérance.
