Le maire Robert Coutu explique cette démarche inusitée: « La reine de Hollande est partenaire et détiendrait une part importante du capital de Shell. On m’a dit qu’elle était très sensible à l’image de la compagnie pétrolière. On va tenter de la joindre dans les prochains jours pour lui expliquer la situation », déclare-t-il.
Le maire de Montréal-Est ne fonde cependant pas grand espoir en cette doléance royale. « Il faut être réaliste. Si rien ne change dans les prochains jours, il faudra passer à autre chose. Je garde un mince espoir que la raffinerie reste ouverte ou qu’elle soit rachetée prochainement. »
Les installations pétrolières de Montréal-Est étant moins nombreuses, la municipalité est contrainte de revoir l’importance qu’elle accorde à de ce secteur d’activité dans son développement futur. « Je pense qu’il est temps de revoir la vocation même de Montréal-Est, laisse entendre M. Coutu. On soutient bien évidemment les entreprises existantes sur notre territoire, mais il faudra aussi trouver de nouvelles voies pour s’assurer de la diversité des entreprises et des commerces qui viendront s’installer chez nous dans le futur. »
Comité d’orientation
Pour se faire, un comité sera mis sur pied cet automne. Il aura pour mandat de planifier une nouvelle stratégie municipale dans son développement économique.
« Sur ce comité, nous allons voir l’orientation à prendre pour le futur, indique le maire. Par la suite, nous pourrons poser des actions concrètes en ce sens. »
