Une somme de 7 M$ y sera affecté, montant provenant du surplus accumulé du fond général de la Ville de Montréal-Est. « L’argent pourrait servir à d’éventuels projets, mais c’est principalement pour éviter des problèmes que nous créons ce fonds. Avec tous les signaux que les événements actuels nous envoient, il est de mise de prévoir les prochains coups », laisse entendre le maire de la municipalité, Robert Coutu.
Le départ de Shell et la mise à pied de ses 500 employés entraîneraient une coupe de 15 % du budget de la Ville et une perte nette de plus de 3 M$ en taxes annuelles. « Il faut revoir nos stratégies économiques et c’est ce que nous ferons cet automne. Mais il est clair qu’on se doit de mettre immédiatement de l’argent de côté. C’est une période difficile que nous vivons actuellement », dit M. Coutu.
Malgré ce coup dur, l’administration municipale écarte du revers de la main l’idée d’un éventuel retour dans le giron montréalais. « Il est hors de question de fusionner de nouveau avec la métropole, déclare le maire. Nous l’avons été pendant quatre ans et ce fut l’enfer. De toute façon, même avec une baisse de revenu de 15 %, on se retrouve avec un budget supérieur à ce que Montréal nous offrirait. »
