En prévision de la séance ordinaire du conseil, les conseillers Sylvie Dauphinais, Michel Bélisle et Monique Major ont envoyé une lettre à la population de Montréal-Est pour les aviser de l’intention du maire Robert Coutu « d’adopter le règlement » concernant le plan de camionnage lors de la rencontre du 30 août dernier. Pour Robert Coutu, il s’agit d’une campagne de désinformation. « Il ne s’agit pas d’un vote mais bel et bien d’un avis de motion. Le plan de camionnage n’est pas encore terminé, il s’agit d’une esquisse », précise-t-il.
Une lettre controversée
Dans le document qu’elle a fait parvenir aux Montréalestois, l’équipe Renaissance accuse le maire d’octroyer un « passe-droit » à la compagnie Giant. Celle-ci soutient que l’entreprise serait la seule à bénéficier d’un traitement de faveur qui lui permettrait de circuler sur l’avenue Broadway. Or, le maire a tenu à rectifier les faits en soulignant que des compromis avaient été faits pour avantager d’autres compagnies. « Le plan de départ a aussi été modifié pour permettre aux camions de Xstrata de revenir sur leurs pas sur la rue Durocher sans avoir à faire un grand détour. On va garder nos emplois à Montréal-Est. Je veux créer des jobs et accueillir des entreprises », déclare Robert Coutu.
Des citoyens inquiets
Le plan de camionnage inquiète les résidents de Montréal-Est. Plusieurs citoyens présents lors de la séance du conseil ont fait part de leurs craintes. Celles-ci concernent principalement la sécurité des enfants et l’avenir économique de la ville. « Ne faite pas la même erreur qu’avec Shell, de tout leur donner sur un plateau! », souligne Bernard Saucier, un Montréalestois présent à la rencontre du 30 août dernier.
Un plan de camionnage qui ne verra pas le jour de sitôt
Lors d’une entrevue téléphonique, le maire de Montréal-Est nous a appris que le projet de prolongement de la rue Lakefield risquait d’être reporté, ce qui repousse également l’entrée en vigueur du plan de camionnage. « On est présentement en négociation avec l’entrepreneur. Si c’est nécessaire, ça se peut qu’on doive relancer les appels d’offre, ce qui pourrait retarder les travaux de quelques mois. Ça va nous laisser plus de temps de réflexion pour équilibrer le budget et se faire une opinion. Ça va nous permettre de prendre une meilleure décision », conclut-il.
