Un refuge pour les princes de la rue



Un refuge pour les princes de la rue

Un refuge pour les princes de la rue

Mariève Tremblay
Publié le 6 Juin 2008
Publié le 16 Février 2010
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Sujets :
Mont Saint-Antoine

Si les princes sont souvent associés à la vie de château, certain, moins chanceux, ont fait leur vie dans la rue. C'est pour eux que le boxeur et spécialiste des arts martiaux, Ali Nestor Charles, a mis sur pied l'organisme « Les princes de la rue », un repère où s'affrontent dans le ring la tentation du crime et l'envie de s'en sortir.

« J’ai eu une enfance mouvementée et, à l’adolescence, j’ai adhéré aux gangs de rue. Après quelques délits, j’ai été arrêté par la police et placé en centre d’accueil au Mont Saint-Antoine. C’est là que j’ai commencé la pratique des arts martiaux, discipline qui m’intéressait depuis longtemps, mais à laquelle je n’avais pas accès. À ma sortie des centres jeunesse, je me suis accroché à mon rêve, et c’est grâce aux sports de combat que j’ai réussi à m’arracher au milieu des gangs de rue », raconte le boxeur, via le site web de son OBNL.

Des histoires comme celle-là, les intervenants de l'organisme en ont entendu plus d'une, puisque chacun des jeunes fréquentant le centre arrive avec un bagage de vie bien différent: drogues, décrochage, mauvaises fréquentations…

Pour Marc-André Bastien, ou « Soldier », son pseudonyme de boxe, ce sont les problèmes familiaux. « Chez nous, ça jamais été beau. J'ai lâché l'école et j'ai commencé à fumer pas mal. J'me tenais avec du monde pas trop correct. C'est un intervenant à l'école qui m'a parlé de l'organisme », raconte-t-il. Avec le temps, Ali est devenu pour lui comme un deuxième père, et les autres jeunes qui fréquentent le centre, une deuxième famille.

En plus, avec tout le temps et l'énergie qu'il met à l'entraînement, Soldier se fait tranquillement une place dans le monde de la boxe amateur. Son rêve: devenir champion du monde.

Et les études?

Si Soldier n'a pas pour l'instant le désir de retourner aux études, d'autres jeunes sont rendus à cette étape de leur cheminement. Un tout petit local, où se trouvent plusieurs ordinateurs, a donc été aménagé pour l'aide aux devoirs. « On avait déjà le local, mais comme il n'avait pas vraiment de vocation, les jeunes l'utilisaient pour "chiller". Depuis que le projet d'aide aux devoirs existe, c'est beaucoup plus calme et vraiment propice aux études », explique la coordonnatrice, Sandy Tremblay

De plus, selon Ali, ce local permettra aux jeunes en difficulté de faire du sport sans mettre de côté leurs études. « Si le sport a permis à plusieurs d’entre eux de s’en sortir, ce sont les études qui peuvent leur assurer un avenir! »

Pour plus d'information sur l'organisme: www.princesdelarue.org ou 514 325-9486

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