La décision de M. Tondreau est effective depuis le 11 décembre. Il a fait part de sa décision au maire de l'arrondissement, Luis Miranda, par lettre. La nouvelle a eu l'effet d'une bombe. Elle a grandement surpris le magistrat et ses collègues du conseil d'arrondissement, qui affirment tous n'avoir jamais vu venir la décision de M. Tondreau.
Le conseiller démissionnaire explique que sa décision n'a pas été prise à la légère. Il l'aurait mûrement réfléchie depuis quelques mois. Il invoque une divergence d'opinion avec M. Miranda pour justifier sa prise de position.
« Nous ne partageons pas la même vision sur certains dossiers. Je ne veux pas développer davantage et faire plus de commentaires », a laissé savoir M. Tondreau lors d'un court entretien téléphonique.
Du côté d'Équipe Anjou, on est sous le choc. Aucun signe avant-coureur ne laissait présager le départ de M. Tondreau. Cette défection laisse un goût amer aux élus. Ils ont toutefois l'intention de poursuivre leur travail et de remplir leur mandat au sein d'Équipe Anjou.
M. Miranda a une petite idée sur les véritables motifs de M. Tondreau. La goutte qui aurait fait déborder le vase est la nomination d'Andrée Hénault à titre de maire suppléant, pour une seconde fois, alors que M. Tondreau aurait bien aimé avoir cet honneur.
Le magistrat angevin justifie sa décision par les absences répétées ou courtes apparitions du conseiller à plusieurs événements. Comme le maire suppléant doit être une personne disponible et faire de la représentation en l'absence du maire, M. Miranda ne croit pas qu'il aurait été approprié que M. Tondreau soit nommé maire suppléant.
« Depuis son élection, M. Tondreau ne travaille qu'en moyenne deux heures à titre de conseiller d'arrondissement. Il manque de nombreux événements et les gens de son district appellent les autres conseillers pour s'assurer que leur dossier sera mené à bon port. Dans ce contexte, nous ne pouvions le nommer maire suppléant. Cela aurait été un non-sens. Il a préféré siéger à la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île plutôt que d'assister à une réunion du caucus portant sur l'adoption du budget de l'arrondissement. »
Mais là ou le bât blesse, selon M. Miranda, c'est que c'est M. Tondreau, par l'entremise d'une tierce personne, qui aurait approché Équipe Anjou pour faire partie de cette formation politique.
« Ce qui serait préférable pour tous, mais surtout les citoyens, c'est que M. Tondreau ait le courage de démissionner de son poste. Ce serait la meilleure chose à faire. On aurait alors une élection partielle et les gens pourraient élire le candidat de leur choix », de conclure M. Miranda.
