Mme Harel utilise plusieurs exemples pour déplorer l'incapacité du maire Tremblay à se départir de ses réflexes passés, notamment dans le dossier de la protection du mont Royal.
« Nous attendions du maire de Montréal qu'il envoie un message clair en faveur de la protection du mont Royal, à savoir que la montagne n'est pas à vendre. Cela aurait été son devoir.
« Abandonnant au nouveau recteur désigné de l'Université de Montréal la décision de changement de zonage et de la vente du couvent des Sœurs du Saint-Nom-de-Jésus-et-de-Marie à la firme Catania, le maire Tremblay renonce à exercer un leadership et à protéger la montagne de la voracité des promoteurs immobiliers.
« Même si la modification de ce projet au plan d'urbanisme n'a pas obtenu l'appui de la majorité des membres du conseil – comme le prévoit la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme – il est fort à parier que le maire reviendra à la charge lors de la prochaine séance du conseil, le 22 mars, lorsque la majorité de son équipe sera présente.
« L'éventuel feu vert à la construction de 100 condos de luxe sur le site n'augure rien de bon en ce qui concerne le respect de ce lieu identitaire perçu comme un symbole emblématique par les Montréalais.
« Il est particulièrement odieux qu'une manœuvre de l'administration Tremblay ait eu lieu le 24 août, pour soustraire le changement de zonage au débat démocratique pendant la campagne électorale de l'automne dernier.
« Alors qu'en campagne électorale, Gérald Tremblay s'engageait à garantir la nomination d'un commissaire à l'éthique en décembre 2009, advenant le défaut du gouvernement du Québec d'y procéder à cette date, cette nomination d'un commissaire à l'éthique avec pouvoir d'enquête et de sanction se fait toujours attendre, tout autant que les correctifs à apporter à un code d'éthique d'une grande mollesse.
« Alors que trois personnes sur quatre au Québec continuent de réclamer la tenue d'une enquête publique sur la corruption et la malversation dans l'industrie de la construction, en relation avec le monde municipal, le maire de Montréal et son administration refusaient de renouveler leur appui à une telle enquête, en votant contre la motion présentée à cet effet par l'opposition officielle. Il s'agit d'un autre engagement électoral abandonné par le maire de Montréal. »
La cheffe de Vision Montréal aimerait que Montréal réintègre l'Union des municipalités du Québec et que l'administration Tremblay participe à la relance de l'emploi et de l'économie.
Alors que 35 000 emplois ont été perdus sur l'île de Montréal en 2009, l'administration du maire Tremblay a décidé d'effectuer une coupe de 355 M$ dans le budget dédié aux immobilisations et de faire une ponction de 40 M$ dans les réserves des arrondissements prévues pour des investissements, souligne Mme Harel.
« Méchant "timing" pour participer à la relance fragile de l'économie et de l'emploi ! » (S.C.)
Harel fait le bilan des 100 premiers jours de l'administration Tremblay
« Le renouveau promis par le maire Gérald Tremblay au lendemain de sa réélection se fait attendre », a déclaré la cheffe de l'opposition officielle, Louise Harel, alors qu'elle dressait, aujourd'hui, le bilan des 100 premiers jours de l'administration en place.
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