« Le maire de Montréal doit choisir. Soit il nous donne les moyens de poursuivre le développement sans que les services aux citoyens soient affectés, soit nous ralentirons les futurs développements, par respect pour nos contribuables. Si c’est le cas, il en sera le seul responsable », affirme la mairesse Rouleau. « Je ne suis pas contre l'augmentation des transferts de la Ville centre vers l'arrondissement, mais la Ville a des obligations. Mme Rouleau met toujours le blâme sur l'administration Tremblay. La Ville doit fournir des fonds dans des choses plus importantes, elle doit respecter ses engagements pour les fonds de pension des employés, elle doit financer les services de police, de pompier, d'aqueduc, etc. Même Caroline Bourgeois l'admet, les services de la STM se sont améliorés. Cela a un prix », souligne Mme Calderone.
« Le développement de nouveaux secteurs résidentiels est extrêmement profitable pour la Ville de Montréal, mais extrêmement coûteux pour notre arrondissement. Dans l’état actuel des choses, ce sont les services aux citoyens qui écopent. Nous sommes pris à la gorge » a poursuivi Mme Rouleau. « À ce rythme-là , soit l'arrondissement devra imposer une taxe, soit il faudra couper ou retarder certains projets, si l'on ne veut pas que les services aux citoyens soient affectés, répond Mme Calderone. Mais moi, je ne voterais pas pour l'ajout d'une taxe. »
Pour résoudre cette impasse, Mme Rouleau propose deux solutions au maire de Montréal :
La première est d’activer l’article 85,4 de la Charte de la Ville de Montréal, qui prévoie de remettre 50 % des entrées fiscales de toute nouvelle construction pendant une période de 10 ans aux arrondissements. En fonction du rythme actuel du développement, les compensations annuelles versées à l’arrondissement augmenteraient ainsi de 500 000 $ chaque année. « Cet article prévoit les remises fiscales seulement si les conditions le permettent », précise pour sa part Mme Calderone.
La deuxième solution serait de rétablir le montant de transfert du fonds de développement à son niveau de 2008, soit 15 millions $. Pour 2012, le fonds de développement a atteint un creux historique de 3,5 millions $ que se partagent les 19 arrondissements. Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles recevra la somme de 278 212 $ en 2012, ce que Mme Rouleau trouve dérisoire. Rappelons que ce transfert constitue le quatrième plus élevé de l'île.
