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Projet écolo pour l'auto

Antoine Richard, conseiller à la BDC, Louis Dumontier, de l'équipe de construction, Gilles Thériault, Jean-Claude Hetu, Michel Bolduc, les initiateurs du projet et Pierre-Yves Tremblay des caisses Desjardins.(Photo: Patrick Deschamps)

Antoine Richard, conseiller à la BDC, Louis Dumontier, de l'équipe de construction, Gilles Thériault, Jean-Claude Hetu, Michel Bolduc, les initiateurs du projet et Pierre-Yves Tremblay des caisses Desjardins.(Photo: Patrick Deschamps)

Simon Bousquet-Richard
Publié le 19 Septembre 2011
Publié le 19 Septembre 2011
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Nouveau lave-auto à Montréal-Est

Il fut un temps où il était normal de laver son entrée avec le boyau d'arrosage. Aujourd'hui, quiconque tenterait l'expérience recevrait sans doute des regards désapprobateurs de ses voisins. Imaginez s'il en devenait ainsi pour le lavage de la voiture. « À Kingston, en Ontario, c'est mal vu de laver sa voiture dans son entrée. Ils vont tous dans des complexes comme celui que je construis. L'Ontario est en avance sur nous pour les mesures environnementales », estime Gilles Thériault. L'homme d'affaires de Montréal-Est veut construire un lave-auto écologique unique dans la région.

Sujets :
Banque de développement du Canada , Montréal-Est , Ontario , Kingston

« Ce type de lave-auto écologique répond à un besoin puisqu'il n'y a pas d'offre dans la région. C'est un projet d'avant-garde très moderne », considère le conseiller à la Banque de développement du Canada et l'un des financiers du projet, Antoine Richard. Le lavage d'une voiture de façon traditionnel utilise environ 250 litres d'eau. Le débit du futur complexe de lave-auto de Montréal-Est sera géré par ordinateur afin de réduire cette consommation. Les utilisateurs auront le choix entre divers types de savons biodégradables dont certains sont sans rinçage. Les savons utilisés seront sans phosphate, la substance responsable des problèmes environnementaux liés à la prolifération des cyanobactéries dans les lacs du Québec, selon le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.

Les eaux usées seront ensuite stockées dans un bassin de décantation où elles seront séparées des métaux lourds, du goudron, des graisses, de l'huile à moteur et d'autres particules. L'eau sera rejetée dans le système d'égout, vers l'usine d'épuration de la Ville et les résidus seront pompés par une compagnie de traitement des matières résiduelles. « J'ai d'autres projets pour aller encore plus loin. J'aimerais recueillir l'eau de pluie pour réduire davantage la consommation d'eau potable et éventuellement utiliser des produits qui n'utilisent pas d'eau », explique M. Thériault.

En plus des huit emplacements pour laver les autos, le complexe offrira un emplacement pour laver les animaux domestiques. Les investisseurs souhaitent aussi installer une borne de recharge de voitures électriques. Notons que M. Thériault s'est fait un point d'honneur d'utiliser des matériaux de construction les plus locaux possible.

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