Le projet comprend quatre sites : celui de Montréal-Est pour l'est, celui de Saint-Michel pour le nord, celui de LaSalle pour le sud et celui de Dorval pour l'ouest. Le projet du secteur est comprend deux bâtiments fermés, celui de biométhanisation qui traitera 60 000 tonnes de déchets par années et le centre pilote de prétraitement de 25 000 tonnes par année. Le centre de Montréal-Est traitera les résidus verts (RV) et les résidus alimentaires (RA) qui seront collectés de façon séparée. Dès le début, le centre de l’est collectera les RA du secteur est, nord et sud. Lorsqu'il sera à pleine capacité, le centre sud commencera également le traitement des RA.
Le centre pilote de prétraitement des ordures ménagères permettra, entre autres, d'évaluer le potentiel de valorisation des matières recyclables, des matières organiques et des matières combustibles. L'objectif étant de réduire davantage les quantités de déchets destinés à l’enfouissement.
La biométhanisation
« La biométhanisation constitue une avenue très intéressante pour le traitement des matières organiques en vue de leur valorisation. Par contre, il faut prendre en compte les impacts environnementaux liés au procédé de biométhanisation », peut-on lire dans le document Lignes directrices pour l’encadrement des activités de biométhanisation du ministère du Développement durable, de l’environnement et des parcs.
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Parmi ces effets, on note la présence et la manipulation de matières qui dégagent des odeurs qui pourraient créer des nuisances au voisinage. Notons toutefois qu'aucune résidence habitée ne se trouve à l'intérieur du périmètre de 500 mètres autour du site selon une note de la direction des matières résiduelles et des lieux contaminés. « Il faut aussi considérer la gestion des eaux provenant du digestat (eaux de procédé), la gestion du digestat lui-même et les risques de contamination des eaux de surface. De plus, le camionnage et les opérations peuvent engendrer du bruit et des poussières. Quant au biogaz, il nécessitera des mesures de sécurité dans sa gestion […] », toujours selon le document.
Plusieurs études réalisées pour la Ville de Montréal afin d'évaluer les impacts environnementaux du projet sont disponibles au www.ocpm.qc.ca. Ces études sur l'odeur, le bruit et les risques arrivent à des conclusions selon lesquels, l'impact serait nul ou très faible.
