« Nous reculons collectivement », a-t-il commenté lors d’un souper-conférence organisé récemment par la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’Île, à Pointe-aux-Trembles. Selon lui, les hauts taux de décrochage et d’analphabétisme font en sorte que l’implication politique connaît une grande baisse, particulièrement chez les jeunes : « Avec ces centaines de milliers de jeunes décrocheurs, analphabètes ou détenteurs d’un diplôme faible, ça ne crée pas un foyer intellectuel fort! »
Qualifiant les politiciens d’opportunistes, Gilles Proulx dit néanmoins comprendre la population, et à plus forte raison les jeunes, de ne plus s’intéresser à la politique. « À voir aller les politiciens, ça fait dire aux gens : "On ne les croit plus." Il est donc compréhensible que les jeunes soient devenus des analphabètes politiques; ça ne les intéresse pas », a-t-il mentionné.
Pour l’animateur, il faut que les différents groupes de la société deviennent des leaders d’opinion et s’imposent sur la place publique. « Je rêve d’un parti quinquennal qui, après ses cinq ans au pouvoir à réaliser ses promesses, se retirerait à la fin de son mandat, sans demander d’être réélu », a conclu l’animateur de radio.
Des « analphabètes politiques »
Dressant un portrait plutôt sombre du Québec actuel, « un État qui nous materne sur toute la ligne et qui fait en sorte que l’on a maintenant peur d’avancer sans l’État », l’animateur de radio Gilles Proulx dit comprendre les jeunes de ne plus s’intéresser à la politique.
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