C’est à la fin de leurs études que les trois jeunes femmes ont décidé de se lancer en affaires. « Ça fait un an qu’on travaille à ce projet, notamment en ayant conçu un plan d’affaires et en se procurant de l’équipement. La production a commencé en décembre dernier », mentionne une des trois partenaires, Hélène de Launière.
Établie à Montréal-Est, Boi-Zel se spécialise dans la fabrication de meubles haut de gamme sur mesure de même que dans la création de petits objets artisanaux. « Les meubles changent de client en client. On veut aussi développer des objets décoratifs et de nouvelles méthodes », explique Myriam Pothier.
Après avoir eu quelques commandes de la part de parents et d’amis, les trois entrepreneuses ont commencé à décrocher différents contrats. « Présentement, ça va bien. Nous avons des clients en attente, ce qui est un très bon signe », estime la Pointelière Karine Cyr.
Les trois ébénistes, qui se sont rencontrées durant leurs cours au cégep, travaillent actuellement environ 70 heures par semaine afin de répondre aux différentes commandes, une situation qu’elles préfèrent à un emploi salarié dans un atelier. « On peut tout faire, pas seulement être assignées à une seule tâche répétitive. Il faut dire que l’école nous y a aussi poussées un peu en offrant des cours de comptabilité et d’entrepreneuriat », signale Myriam Pothier.
Afin de multiplier les contrats et les occasions d’affaires, l’entreprise s’est dotée d’un site Internet (www.boi-zel.com) qui affiche notamment une galerie photo de leurs réalisations. De plus, pour promouvoir la vente d’objets décoratifs, les jeunes femmes entendent participer à différents salons de métiers d’art.
Afin de pouvoir se lancer en affaires, les trois entrepreneuses ont dû investir environ 25 000 $, notamment pour se procurer les équipements nécessaires au travail du bois. « De ce montant, environ 18 000 $ proviennent de nos économies personnelles. Et nous prévoyons ajouter d’autres équipements au fur et à mesure des besoins et des contrats », souligne Hélène De Launière.
Dès leurs premières démarches, les trois partenaires ont donc fait des demandes de bourses spécialisées dans le démarrage d’entreprise. Elles ont ainsi décroché une bourse de 10 000 $ de la Fondation du maire de Montréal et une bourse de 12 000 $ dans le cadre du programme Jeunes promoteurs.
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que Jean Gauthier, directeur général de la Société de développement économique Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est, l’organisme responsable de la gestion du programme Jeunes promoteurs dans le secteur, a accordé la bourse au trio d’ébénistes : « Le dossier présenté par Boi-Zel a été accepté à l’unanimité. La subvention permettra à l’entreprise d’acquérir de l’équipement supplémentaire et un fonds de roulement additionnel, ainsi que de réaliser certaines activités de marketing requises au développement de sa clientèle. »
La bourse Jeunes promoteurs vise à aider les jeunes entrepreneurs âgés de 18 à 35 ans à créer une première entreprise en leur offrant un support technique et financier.




