La fin des BlackBerry?

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Que ça va mal pour Research in Motion! Le fabricant de BlackBerry a vraiment vécu une semaine noire. Près de 70 millions d'utilisateurs ont été privés du service de messagerie et de l'accès internet. Il s'agit évidemment de la panne la plus importante à ce jour pour l'entreprise qui avait fait sa réputation sur sa fiabilité et sur son système de messagerie sans failles. Le président de l'entreprise, Mike Lazaridis, a présenté jeudi matin ses excuses aux consommateurs. Il faudra que Lazaridis et son équipe en fassent bien plus cependant pour permettre à BlackBerry de s'en remettre.

 

Ça n'allait déjà pas très bien pour l'entreprise canadienne. La popularité du iPhone et des nombreux appareils Android ont fait très mal au BlackBerry. Le système de messagerie et les courriels ont sauvé jusqu'ici Research in Motion (RIM). La compétition est cependant féroce et la clientèle, qui était fidèle au BlackBerry, est de plus en plus tentée par les autres appareils.

 

Research in Motion a tenté tant bien que mal de s'adapter au fil du temps à ses rivaux. Les tentatives ont cependant toutes été ratées. Le téléphone tactile de l'entreprise était bourré de bogues et n'était pas comparable au iPhone. Récemment, RIM a lancé la tablette Playbook. On y voyait là un iPad pour les professionnels. Malgré les bonnes performances de la Playbook, les ventes n'étaient pas au rendez-vous. La tablette avait, elle aussi, de nombreuses failles. Dans un marché dominé par le iPad, une tablette qui frôle la perfection, des compagnies comme Research in Motion, Motorola, HP et compagnie ne peuvent se permettre le moindre faux pas. Des faux pas, il y en a eu plusieurs avec la Playbook. C'est malheureux, mais ça n'a pas aidé Research in Motion non plus.

 

Devant l'incapacité de la compagnie canadienne de rivaliser avec Apple ou Google, Research in Motion n'est pas voué à un avenir très brillant. En fait, si l'entreprise ne prend pas des mesures drastiques, la mort du BlackBerry pourrait arriver plus rapidement que l'on pense.

 

Il ne serait donc pas surprenant de voir Research in Motion imiter Motorola et vendre à une grosse compagnie comme Google, Apple ou Microsoft. Même si la valeur en bourse de RIM est en baisse de 60% depuis le début de l'année, l'entreprise a encore une très bonne valeur marchande en raison des nombreux brevets qu'elle possède. En cette période de guerre aux brevets entre les Samsung, Google et Apple de ce monde, Research in Motion pourrait sauver les meubles en vendant à gros prix. C'est dommage pour Research in Motion, une entreprise d'ici qui a dominé un certain marché durant un bon moment. C'est malheureusement ce qui arrive quand le président de l'entreprise passe plus de temps à se magasiner une équipe de hockey qu'à améliorer son produit.

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