L'artilleur des Jets n'a démontré aucun complexe face à la plus redoutable offensive du circuit. Après cinq manches de jeu, Bissonnette avait retiré les 15 frappeurs qu'il avait affrontés.
« C'est sûr que j'y ai pensé (au match parfait), tout le monde m'en a parlé sur le banc », raconte Bissonnette.
Le premier coup sûr des Pionniers est finalement survenu en début de sixième manche grâce à un faible ballon à l'entre-champ. L'équipe de Lanaudière a ensuite évité le blanchissage en dernière manche grâce à un ballon-sacrifice. Or, n'eût été d'un mauvais bond sur une balle à double-jeu, Bissonnette aurait obtenu son jeu blanc.
« C'est ma meilleure performance comme lanceur au niveau junior, avoue-t-il. Les Pionniers m'avaient déjà battu cette année (défaite de 8-6, le 10 mai) et je ne voulais pas perdre une deuxième fois contre eux. »
En sept manches de travail, le partant des Jets n'a alloué qu'un point sur trois coups sûrs pour mériter son deuxième gain de la campagne. Il a passé six frappeurs dans la mitaine, sans accorder un seul but sur balles.
L’offensive pointelière a bien secondé les efforts de Jordan Bissonnette dès la troisième manche. Vincent Beaulieu, Pierre-Luc Métivier, Jonathan Cormier, Jonathan Robitaille et Mikaël Boisvert ont frappé cinq coups sûrs consécutifs pour inscrire quatre points. Les Jets ont porté le coup de grâce en sixième en marquant trois points d’assurance.
« Il fallait montrer aux Pionniers qu’on était capable de les battre avant les séries », soutient Robert Ouellette, entraîneur-chef de l’équipe.
Avec ce gain, les Jets ont majoré leur dossier à 12 victoires et 8 revers. Depuis la conquête de leur titre au tournoi de Sainte-Foy, les Pointeliers ont gagné cinq rencontres en saison régulière, ce qui les place à un match et demi des Titans de Tétreaultville et du deuxième rang de la division Montréal/Lanaudière.




