Elle venait à peine de prendre sa retraite lorsque le comité organisateur du festival a annoncé la création d’une nouvelle catégorie. « On peut dire que ça tombait pile-poil ! À quoi ça sert la retraite si ce n’est que pour faire quelque chose qu’on aime? Je n’ai donc pas hésité trop longtemps avant d’envoyer ma candidature accompagnée d’un démo de quatre compositions », lance, tout sourire, Mme Lacroix.
Choisie parmi 75 candidats, Mme Lacroix se dit choyée de pouvoir vivre une aussi belle expérience. Elle revient d’ailleurs d’un séjour dans un manoir de Brigham où elle a échangé, créé, écrit des chansons et peaufiné son interprétation afin de monter un spectacle qui sera présenté gratuitement sur la scène Loto-Québec lors du festival. « C’était dix jours vraiment intenses qu’on a partagés avec nos mentors, Yves Marchand, du groupe Zébulon, Robert Léger, de Beau Dommage, et la chanteuse Claire Pelletier. J’ai eu la chance de travailler avec des gens qui avaient la même passion que moi et qui sont tous très bons! »
En attendant les répétitions générales, qui auront lieu les 16 et 17 septembre, Mme Lacroix tente de gérer son stress du mieux qu’elle le peut. « Je suis très enthousiaste, mais aussi très inquiète. Je sais que je vais avoir du plaisir! En fait, peu importe ce qui arrive, je vais tenter de profiter du moment au maximum. »
Toute petite, Colette Lacroix chantait avec Nomade 5, un groupe qu’elle avait formé avec ses frères. De contrat en contrat, la formation a fait sa place à Pointe-aux-Trembles.
« On a fait à peu près tout ce qu’il y a eu de mariage et de réceptions entre les années 1960 et 1980 dans le coin. À un moment donné, j’ai eu à faire un choix entre l’université et la carrière de chanteuse. J’ai aussi ralenti quand j’ai eu mes enfants. La musique a toujours été là, en catimini, mais je ne pouvais plus lui accorder autant d’importance que je le voulais », avoue-t-elle. « Jamais trop tard » est donc l’occasion pour elle de montrer cet amour de la chanson qui l’habite encore aujourd’hui. « Ce n’est pas parce qu’on a 50 ans qu’on ne chante plus. On a encore bien des choses à dire, beaucoup de mélodies dans la tête. Nous aussi, on peut faire rêver! »
Le spectacle « Jamais trop tard » aura lieu le 18 septembre sur la scène Loto-Québec, sous le chapiteau érigé dans le stationnement du Théâtre Palace. Pour plus d’information ou pour découvrir les autres participants, rendez-vous au http://www.ficg.qc.ca/jamais.html.
