La maison Beaudry prendra des airs mondains lors du pique-nique victorien qui se tiendra conjointement avec le vernissage des œuvres des participants aux Rencontres de la photographie de Montréal. L'événement aura lieu le 10 septembre entre 12 h et 17 h.
Deux passionnés, Mary Von Hexe et Pierre Lavigne, ont collaboré à créer l'une des activités les plus originales à l'est de Montréal. En finançant tout de leurs poches, les deux résidents de Pointe-aux-Trembles souhaitent revitaliser le coin. « Les élus sont très réceptifs, ils essaient d'éliminer nos problèmes pour nous faciliter la tâche. Il faut dire que des activités comme celles-ci donnent de la visibilité à l'arrondissement », explique M.Lavigne, organisateur du vernissage des œuvres des participants aux Rencontres de la photographie de Montréal.
Pique-nique victorien
Du satin, de la dentelle, des manches bouffantes et des chapeaux haute-de-forme, le tout pour la troisième édition du pique-nique victorien de Montréal. « Les femmes disent souvent qu'elles aimeraient pouvoir porter les grandes robes d'époque. C'est le fantasme de la robe de mariée. Il y a aussi beaucoup d'hommes coquets. Avec le pique-nique, nous pouvons revêtir nos habits chaque année », explique Mme Von Hexe, organisatrice du pique-nique victorien de Montréal.
L'événement est le rendez-vous des artisans et des amateurs du style vestimentaire du 18e siècle et ses styles dérivés. « Il y a les puristes qui fond de la recherche pour que leurs costumes soient conformes à l'époque, mais aussi d'autres styles comme le Steam punk qui fait plus de place à la fantaisie », explique Mme Von Hexe. Le Steam Punk s'inspire des romans de Jules Verne pour créer des costumes futuristes tels qu'imaginés au 18e siècle. « Par exemple, on pourrait voir un fusil laser, mais avec des engrenages rouillés », explique M. Lavigne.
Toute la famille est invitée à l'événement. « L'année dernière, nous avons même eu des bébés costumés », explique Mme Von Hexe. Mais l'objectif principal est de réunir les passionnés pour qu'ils puissent échanger et démontrer leur savoir-faire. Plusieurs designers dévoileront leurs créations dont Manon Verret de Aeternis et Chantal Scariglia de Malycia Désign. D'autres invités seront présents, dont Anne Fournier, chorégraphe, et Évelyne Bouchard, historienne.
Le pique-nique victorien est victime de son succès. Lors des deux premières éditions, l'événement était tenu dans le parc La Fontaine et il y avait beaucoup de curieux. Les participants n'aimaient pas de se faire prendre en photo lorsqu'ils mangeaient et l'ambiance était brisée par la présence de gens non costumés. « Ce n'est jamais agréable de se faire prendre en photo en train de prendre un bouché de sandwich au baloney », explique M.Lavigne. Pour la troisième édition, un périmètre, où les photos sont interdites et les costumes obligatoires, a été établi autour de l'aire de pique-nique. Malgré tout, les curieux et les photographes sont invités. « La grande majorité des participants veulent se faire prendre en photo. Quand on débourse entre 500 $ et 1000 $ pour un costume, on veut qu'il soit vu », explique Mme Von Hexe.
Le nouvel emplacement du pique-nique victorien a l'avantage d'être dans un cadre champêtre, notamment avec la présence de la maison Beaudry qui fut construite au 18e siècle. La première édition avait attiré 140 personnes, la seconde 400 et les organisateurs s'attendent à plus de 500 personnes cette année. Un prix sera d'ailleurs remis pour le meilleur costume. « L'année dernière, l'événement n'était pas encore terminé que nous avions déjà hâte à la troisième édition », avoue Mme Von Hexe.
Rencontres de la photographie de Montréal
À l'intérieur de la maison Beaudry (14678 Notre-Dame Est) se tiendra le vernissage des œuvres des participants aux Rencontres de la photographie de Montréal. Cet événement rassemble les clichés de plusieurs photographes de Montréal dont quelques-uns sont originaires de Pointe-aux-Trembles. « Nous voulons être l'œil de Montréal, que les gens de l'extérieur voient Montréal par nos yeux », explique M.Lavigne.
Plusieurs jeunes artistes ont été recrutés pour l'exposition dont une jeune Ukrainienne de seize ans fraichement débarquée au Québec. « Quand j'ai vu son travail, ça m'a renversé. Elle n'a que seize ans, mais elle a une vieille âme et la maturité d'une photographe d'expérience », avoue M.Lavigne.

