Profitant de la Journée de la Terre, le 22 avril dernier, les candidats du Parti indépendantiste ont dévoilé leur plan vert pour le Québec, et pour la circonscription de Pointe-aux-Trembles. Un mot d’ordre : la nationalisation des ressources.
Pour Colette Provost, candidat du PI dans Pointe-aux-Trembles, les problèmes écologiques qui affectent la circonscription sont nombreux. « L’espérance de vie, dans Pointe-aux-Trembles et Montréal-Est, est de près de dix ans de moins que dans l’ouest de Montréal. Et Montréal-Est compte six des plus gros pollueurs au Canada. » Elle aimerait donc mettre un frein à ce développement industriel qui nuit à la santé des résidents et à l’environnement.
Par exemple, elle juge inacceptable le projet d’immenses réservoirs, contenant entre autres du méthane, piloté par CanTerm, qui pourrait voir le jour dans la circonscription. « On devrait développer autre chose dans Montréal-Est, des industries moins polluantes. Par exemple, il serait possible de créer des éoliennes, puisqu’il y a beaucoup de vent dans ce bout-là! »
La candidate met également sur le tapis la question d’un train électrique reliant Repentigny à la station de métro Viau et passant par Pointe-aux-Trembles. Un projet semblable, qui passera cette fois par Rivière-des-Prairies, est déjà sur les planches à dessins de l’Agence métropolitaine de transport (AMT). Mais pour elle, il est grand temps que les résidents du sud-est de l’île puissent se fier sur un réseau de transport en commun pratique et efficace. « Nous disposons déjà d’un chemin de fer qui part du métro Viau et qui se rend jusqu’à la couronne Nord. »
« Il faut développer un réseau de chemin de fer électrique en se basant sur les forces nationales, comme Bombardier et Hydro-Québec », estime, quant à lui, Éric Tremblay, chef du parti. Ce train montréalais serait l’occasion idéale d’utiliser ces forces vives du Québec, estime-t-il. Le train électrique serait la solution idéale pour diminuer la dépendance des Québécois au pétrole tout en réduisant l’émission de gaz à effet de serre.
Pour passer au vert, le Parti indépendantiste entend reprendre le contrôle sur les ressources naturelles du Québec : l’eau, la forêt, les mines. Éric Tremblay cite en exemple le marché de l’éolien qui, aujourd’hui, est développé par des entreprises privées. « Il faudrait nationaliser l’éolien et toutes les formes d’énergie verte, comme la géothermie ou l’énergie solaire. »
Le Parti indépendantiste a pris naissance en octobre dernier. Les élections partielles constituent pour cette formation l’occasion de mesurer sa popularité. Pour le PI, l’indépendance du Québec arrive en tête de liste. En effet, il met de côté l’étape référendaire pour faire du Québec une nation. Selon son programme, l’élection d’une majorité de députés portant ses couleurs à l’Assemblée nationale porterait automatiquement le Québec au rang de pays. La nouvelle formation politique a d’ailleurs réussi à recruter l’auteur et polémiste à ses heures, Victor-Lévy Beaulieu, farouche partisan de l’indépendance.
