Les adeptes de canoë et de kayak pourront bientôt s'aventurer sur le fleuve Saint-Laurent pour une ballade de plusieurs dizaines de kilomètres autour de Montréal en toute connaissance de cause. Une étude est présentement en cours afin de sélectionner et de cartographier des sites potentiels pour des arrêts sécuritaires à différents endroits le long de ce qui deviendra la Route bleue du Grand Montréal.
« On est en train de voir quel est le potentiel des sites, de les identifier et de prendre des ententes avec les propriétaires afin d'en permettre l'accès aux adeptes de navigation, explique Chantal Rouleau, directrice du comité ZIP Jacques-Cartier. Il s'agit de créer un sentier virtuel, cartographié, qui permettra aux plaisanciers d'avoir accès à terre pour déposer leur canoë de manière sécuritaire, de se rafraîchir, d'avoir accès à des toilettes, à un emplacement de camping et à un endroit où on retrouve un petit restaurant à proximité. » Le site de l'ancienne marina Beaudoin, à PAT, est un des sites envisagés pour y créer un arrêt.
Un état des lieux sera aussi réalisé afin de permettre aux plaisanciers de connaître les courants et les différents obstacles qu'ils auront à surmonter au cours de leur balade.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du projet provincial du Sentier maritime du Saint-Laurent, une voie navigable conçue pour les petites embarcations à faible tirant d’eau comme le kayak de mer. Chaque tronçon régional du sentier devient une « Route bleue ». À travers le Québec, on dénombre quatre routes bleues en opération ainsi que plusieurs tracés en développement.
La Route bleue du Grand Montréal, comme toutes les autres routes bleues, vise à rendre le Saint-Laurent plus accessible à la population, à encourager l’adoption de comportements exemplaires face à la sécurité nautique, le respect de la propriété riveraine et la protection des milieux fragiles du Saint-Laurent. Le projet a également pour but de faciliter l’accès aux différentes infrastructures touristiques dans les communautés riveraines.
Aucune construction d'infrastructures n'est prévue dans le cadre de ce projet. L'objectif est de développer des ententes avec les propriétaires des terrains potentiellement intéressants.
La Route bleue du Grand Montréal comptera 500 km. Trois territoires sont envisagés, soit: la rive nord de la rivière des Mille-Îles, de Oka à Repentigny et la partie lavalloise de la rivière des Prairies; l’île de Montréal incluant les îles associées à l’agglomération de Montréal et la Rive-Sud, de Hudson à Sorel, incluant les Îles-de-Boucherville et l’Île-Perrot.
Les organismes responsables du projet dans chacun des trois territoires sont respectivement Éco-nature, de même que les comités ZIP Jacques-Cartier et Ville-Marie.
Le financement est assuré par Environnement Canada et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, avec la participation de plusieurs autres partenaires.
Les études de faisabilité seront réalisées au cours de cette année et de l'année 2009. Du côté du comité ZIP Jacques-Cartier, l'étude est déjà amorcée. Mme Rouleau estime à sept ou huit mois le temps nécessaire pour la mener à terme et espère pouvoir sortir la carte l'an prochain.
