Camp de jour, burinage de vélos, marches exploratoires et plus encore : les prochains mois seront une période occupée pour l'organisme Opération surveillance Anjou (OSA).
La programmation estivale de l'organisme prendra son envol dès le début du mois de mai avec des activités de burinage de vélos. Trois ateliers sont prévus, soit le 10 mai, au Carrefour jeunesse-emploi Anjou/Saint-Justin, le 17 mai, à l'école Des Roseraies, et le 26 mai, à l'école secondaire Anjou, à l'occasion de la fête de la famille.
Toujours en mai, les premières marches exploratoires seront organisées dans le quartier. L'objectif de ces marches est de sillonner des secteurs afin d'accroître le sentiment de sécurité des gens et elles se tiendront jusqu'en septembre.
Au cours de ces randonnées, les experts d'OSA accompagnent les marcheurs pour leur faire connaître l'arrondissement et prennent note des actions ou gestes qui peuvent être posés pour améliorer la sécurité des gens. Cela peut prendre différentes formes. Parfois, il s'agit de s'assurer qu'une ampoule brûlée est changée, qu'une haie est taillée, que des bancs sont installés pour faciliter les arrêts, etc.
« Nous voulons que les gens se réapproprient leur quartier. En démystifiant leurs peur ou crainte, ils peuvent ensuite se promener en toute quiétude », de noter David Contant, d'OSA.
L'organisme effectuera également une tournée des résidences pour personnes âgées. Lors de ces visites, il rappellera différentes règles de sécurité aux aînés, en plus de leur présenter des animations théâtrales et d'animer des séances de discussion relatives à leur sécurité.
En juin, l'Opération coup d'œil monopolisera les interventions. Le programme en est un de visite sécuritaire à domicile. Des gens d'OSA se rendent chez les citoyens pour les conseiller sur les améliorations à apporter à leur résidence pour qu'elle soit plus sécuritaire. La visite est gratuite et les résidents pourront profiter de l'occasion pour buriner leurs objets de valeur.
Une nouveauté cette année, en juillet et août : l'organisme organise un camp de jour « Je graf'vite » ou « L'art urbain en toute civilité et sécurité ». Ce dernier, qui s'adresse aux jeunes de 9 à 14 ans, permettra de conjuguer des activités sociales et sportives sous la thématique des graffitis.
Les ateliers du camp seront axés sur la bonne manière de passer ses émotions, d'apprendre à faire des compromis, le respect d'autrui, les conséquences des méfaits (graffitis) sur la ville et indirectement sur les parents. Un policier tiendra une conférence sur la délinquance et les mesures prises envers les jeunes contrevenants.
Tout au long de l'été, du 30 juin au 15 août, les apprentissages se feront à travers des jeux, des ateliers et des discussions. Le coût du camp est de 25 $, soit la somme nécessaire pour défrayer la « trousse d'artiste ». Pour connaître les modalités d'inscription du camp, les gens peuvent contacter OSA au 514 493-8216.
Par ailleurs, pendant la période estivale, des employés d'OSA recenseront les personnes âgées qui sont seules afin qu'à la rentrée automnale, un service de chaîne téléphonique soit mis en place. Celui-ci permettra d'entrer en contact avec ces gens et de leur proposer diverses activités pour briser leur isolement ou simplement pour s'assurer que tout se passe bien.
« La population est vieillissante et plusieurs aînés sont isolés. L'objectif du recensement est de faire en sorte que des bénévoles puissent entrer en contact avec ces personnes et prendre de leurs nouvelles pour qu'elles ne se sentent plus seules. C'est un projet qui devrait voir le jour en septembre prochain, mais dont la première étape sera faite cet été par OSA », explique Linda Côté, directrice d'OSA.
