Cette semaine, le projet auquel je participe, intitulé Jovenes en Action, est réellement passé en mode concret! Après avoir appris a bien connaître les enjeux et les buts de la fondation Maximo Gomez, mon groupe était fin prêt a s'impliquer. Les réunions de planification communautaires ont donc pu commencer.
Phase 1Une des préoccupation de l'organisme est de créer des solutions en fonction des besoins particuliers des «barrios», les quartiers où nous allons travailler, de manière à réellement mettre en pratique des actions en fonction des résultats. Ainsi, l'organisme a invité les «facilidadoras» (femmes s'occupant de l'aide aux devoirs auprès des jeunes ayant des difficultés d'apprentissage) à venir s'inscrire dans un processus de cinq étapes : exploration, identification, priorisation, approbation et évaluation dans le but de cerner les problématiques des milieux. En fait, ce sont ces femmes qui nous aideront à cerner précisément les manques des diverses communautés, puisqu'elles sont en contact direct avec les problématiques vécues par les enfants. Nous avons donc d'abord cerner les besoins, puis les thèmes, les causes, les effets et les solutions possibles. De ce processus sont ressortis quatre grands axes d'actions : la violence, la communication, les droits et l'hygiène.
Jai donc appris que la violence fait partie de plusieurs milieux relies aux enfants, ici, en conséquence d'un manque de communication parents-enfants, enfants-enfants et parents-enseignants. Ceci provoquant souvent chez les jeunes un manque d'estime personnelle et d'hygiène. L'organisme en est donc venu à l'objectif suivant : une meilleure communication entre les enfants pour moins de violence, plus de respect et plus d'apprentissage fondés sur les droits humains.
Dans les faits, ce processus a permis à mon groupe de mieux comprendre les besoins des enfants locaux dans le but de former des camps de jour sensibilisant les enfants aux problématiques auxquelles ils font face.
Suite à cette réunion, j'ai donc rencontré deux femmes du barrio de Rio Mar afin de prévoir le camp de jour qui regroupera des activités sur la violence, la communication et l'hygiène. La langue espagnole a été un obstacle pour moi, mais c'était un moment vraiment privilégié aussi. Le moment d'agir pour des causes auxquelles je crois. C'était vraiment stimulant!
Parallèlement à ce projet, notre groupe devra aussi monter un microprojet sur le thème de la sexualité avec des adolescents. Je me suis donc rendu à une réunion dans un des quartiers de la ville de Nagua dans le but d'apprendre à connaitre ces jeunes. Jai été tellement surprise! Le programme a pour objectif de montrer à ces jeunes adultes à prendre en charge leur communauté de manière a être pour celle-ci des acteurs de changement. Ils parlent donc, par exemple, d'environnement ou de problèmes familiaux, tout en apprenant a présenter leurs opinions de manière claire et pertinente afin d'avoir l'air sérieux lors d'une éventuelle prise de position dans leur communauté. Et cela... chaque samedi matin depuis trois mois! Tous Dominicains, ces jeunes sont réellement motivés et par le fait même, extrêmement inspirants!
Bref, le projet avance à grand pas et devient de plus en plus intéressant. J'adore vivre cette aventure!
La vie dominicaine ici est remplie de musique : bachata, merengue et salsa, et du son des motos. Ah oui, aussi du son des sifflements ; les femmes sont très admirées ici, et les hommes, assis sur le bord des rues près de leurs magasins, ne se gênent pas pour le dire! Ils sifflent et détaillent les courbes de haut en bas!
Anecdote comique : Dans ma famille d'accueil, j'ai un petit frère de huit mois qui fait actuellement ses dents. Comme il ne semble pas avoir de hochets ici, il mâchait tout simplement... le cellulaire de son père.
Bonne semaine !