Le projet de créer cette association a vu le jour en 2008, alors que des entraîneurs et des enseignants de l'école Antoine-de-Saint-Exupéry ont démarré un projet-pilote au sein de leur institution. « Nous avions eu quelques déceptions chez nos finissants de l'année précédente, car plusieurs joueurs talentueux étaient en situation d'échec avant d'aller au collège, a expliqué le vice-président et trésorier de l'ABBEM et entraîneur de basketball, Patrick Ethéart. Nous avons décidé qu'il fallait faire quelque chose pour maximiser leur potentiel à l'école et dans le sport.
« Notre projet a fonctionné à merveille, car l'an dernier, quatre de nos joueurs sont parvenus à performer au basketball et à réussir leur année scolaire pour entrer au collège. Dans notre esprit, il ne faisait aucun doute que le projet allait fonctionner. »
Pour la première année de cet organisme sans but lucratif, la présidente Amina Kherbouche veut que le programme soit basé sur le travail à tous les niveaux. « Le basketball a été très formateur pour moi, a-t-elle mentionné. C'est ce sport qui m'a inculqué de la discipline, l'éthique de travail et l'effort, mais je l'ai pratiqué dans la joie et la bonne humeur. (…) Cela m'a aidée à réussir mes études. »
Ethéart et Kerbouche souhaitent que leur programme fasse des petits dans les autres écoles secondaires de l'est de Montréal. « Il faut leur faire comprendre que l'ABBEM est là pour travailler pour eux et pour les jeunes, a indiqué Patrick Ethéart. Ils pourront bénéficier d'un jeune qui va bien à l'école et dans son sport. Le succès de cette association va être directement relié à leur collaboration. »
Pour le moment, ils ont une oreille attentive du côté de l'Académie Dunton (Anjou) et de l'école secondaire Jean-Grou.
Mme Kherbouche a un objectif bien précis pour son association. « Nous voulons mettre les joueurs de basketball de l'est de Montréal sur la mappe sur les plans national et international. Pour atteindre ces objectifs, cela prend du succès à l'école, au basketball et dans la vie sociale. Il n'y a pas de programme qui donne ce support 12 mois par année. »
Les jeunes seront également suivis durant la saison morte de basketball. « Dans les programmes civils, ils s'en tapent si leurs joueurs font de mauvais coups dans la rue ou ne réussissent pas à l'école. Pendant l'été, il n'y a personne pour les récupérer. Puis, au mois de septembre, il est trop tard, car ils ont pris des mauvaises habitudes. »
Sur le plan sportif, des camps de développement et une ligue d'été seront mis en place pour permettre aux joueurs de poursuivre leur progression au basketball. Patrick Ethéart a également souligné qu'il pourrait travailler en étroite collaboration avec la Commission sportive de l'est de l'île de Montréal (CLSEIM) pour la formation qui représentera la région de Bourassa aux Jeux du Québec. L'horaire des cours d'été sera considéré lors de la préparation des différents calendriers.
Amélie Basik (académique), Emerson Pierre-Louis (encadrement social) et Jean-Yves Abraham (sportif) sont les autres membres du conseil d'administration.
L'ABBEM arrive en ville !
Cette association viendra en aide aux athlètes-étudiants de la région
L'Association de basketball de l'est de Montréal (ABBEM) a lancé officiellement ses activités, dernièrement, à l'école Antoine-de-Saint-Exupéry. Dorénavant, les athlètes-étudiants pourront compter sur du support pour les aider à réussir autant sur les plateaux sportifs que sur les plans académique et social.
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