Au moment de mettre sous presse, l'entente était assujettie à la ratification par les membres de la section locale lors d'un vote qui a eu lieu hier. Rejoint le matin du 19 décembre, Louis Harpin, porte-parole des syndiqués, se disait très heureux des derniers événements. « C'est la fête ici depuis ce matin! Le local est rempli à pleine capacité depuis l'annonce de la bonne nouvelle! Il nous reste à voter l'entente et tout ira bien », a-t-il lancé.
À quelques jours de Noël, cette nouvelle serait reçue comme un cadeau par plusieurs des employés en lock-out, de dire le porte-parole. « C'était une bonne affaire d'avoir Lucien Bouchard comme médiateur. Je ne sais pas si ça a aidé à faire avancer le processus plus rapidement parce que je ne connaissais pas les intentions de la partie patronale, mais l'important, c'est d'y être arrivé », avoue M. Harpin. Depuis cette entente, les employés ont mis fin à tous les moyens de pression en cours, et ce, jusqu'au moment du vote.
Rappelons que le 26 septembre 2007, les travailleurs syndiqués de la raffinerie de Petro-Canada votaient, dans une proportion de 99,6 %, en faveur d'un mandat de grève. Par ce vote, les syndiqués espéraient faire progresser la négociation de leur convention collective qui n'allait nulle part depuis son expiration, le 31 janvier de la même année.
C'est le 17 novembre 2007 que la direction de Petro-Canada a finalement décrété un lock-out à sa raffinerie de Montréal.
Une entente sous le sapin pour les employés de Petro-Canada
Après plus d'un an de conflit, une entente de principe est intervenue, le 18 décembre, entre Petro-Canada et la Section locale 175 du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier pour la raffinerie de Montréal.
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