Chimie ParaChem a un effectif de 65 employés. Ils ont tous leur rôle à jouer et chacun se sent important. Plusieurs sont là depuis des années. « Le site a souvent changé de nom et de propriétaires, mais les employés sont restés. C’est la force de ParaChem », souligne son directeur général, André Brunelle.
Les employés sont visiblement heureux, pour y avoir oeuvré depuis tant d’années. Daniel Bourdon, électricien et coordonnateur au support à l’opération, travaille sur le site depuis 1977 et habite Pointe-aux-Trembles depuis plus de 40 ans. Il coordonne les travaux de réparation et d’entretien de la machinerie.
Steve Wistaff, technicien en contrôle et instrumentation, vit à Pointe-aux-Trembles depuis maintenant six ans. Steve surveille, répare et entretient les instruments de mesure de température et de pression. Il effectue aussi les travaux électriques dans les bâtiments de l’usine.
Robert Blouin, et Joseph Rivello, « Joe » pour les intimes, sont opérateurs chez ParaChem depuis 1980, Simon Savard également opérateur depuis 2003. Dans le cadre de leurs fonctions, ils ont la responsabilité des rondes extérieures d’inspection afin de veiller au bon fonctionnement des installations et ils assurent une surveillance aiguisée à l’aide de systèmes automatisés, à la fine pointe de la technologie.
Michel Carrière, maître-opérateur, est originaire de l’est de Montréal et travaille depuis 1981 sur le site. Il supervise le travail des opérateurs comme Joe et Robert ainsi que toutes les activités du secteur de la production. Il instruit également la relève des équipes lors des changements de quarts de travail.
Christine Bonin, comptable agréée, est contrôleur chez ParaChem et réside dans le quartier depuis environ 20 ans. Christine s’applique en comptabilité à préparer les états financiers et revoie les questions budgétaires.
« Un employé sur quatre demeure dans le secteur », souligne M. Brunelle. Tous s’entendent pour dire que ParaChem est l’employeur idéal. « Nous avons un bon salaire, de bonnes conditions de travail et la possibilité d’accroître notre polyvalence », précisent-ils à tour de rôle, d’un commun accord.
Quant aux différents métiers qu’ils exercent, ils les adorent. Lorsqu’ils en parlent, leurs yeux brillent, leur visage révèle un large sourire.
L’usine de Chimie Parachem s’approvisionne localement en matière première.
Dans la chaîne de fabrication, la raffinerie Petro-Canada de Montréal expédie du Xylène via un tunnel vers les installations de Chimie ParaChem, qui par la suite le transforme en Paraxylène. Ce produit est à son tour une matière première dans le procédé d’Interquisa Canada. Un autre produit en découle pouvant servir à la fabrication de fibres polyester, un composant de plastiques recyclables et de textiles.
Chimie Parachem, avec Petro-Canada et Interquisa Canada, dans l’est de Montréal, sont des maillons de la chaîne de fabrication du polyester. Cette synergie encourage ainsi la transformation locale du produit et la création d’emplois dans la région. La proximité des installations réduit les frais de transport, la quantité de produits manutentionnée et favorise la pratique de l’écologie industrielle.
En plus de favoriser la transformation locale de Paraxylène, Chimie ParaChem adopte des mesures pour la protection de l’environnement, actions qui se font autant en usine que par les employés. Ces derniers pratiquent le covoiturage, plusieurs viennent au travail en vélo et même à pied.
Un fait marquant démontrant que les efforts portent fruits : l’entreprise a produit deux fois plus en 2008 en utilisant moins d’énergie qu’il y a 20 ans lors de son implantation.
Établie sur un site autrefois exploité par la pétrolière Gulf jusqu’à la fermeture de sa raffinerie en 1985. C’est en 1986 que la compagnie Kemtec, à l’époque, acquiert la section pétrochimique du site, puis déménage par bateau, pièce par pièce, une usine de paraxylène, de Porto Rico à Montréal.
Alors que l’établissement vit plusieurs fermetures et réouvertures depuis sa création, dont l’ouverture de Pétrochimie Coastal, la Société générale de financement du Québec s’associe à sa relance en 2000, et l’usine recommence sa production en 2003. Petro-Canada devient partenaire majoritaire en 2005 et la société adopte le nom Chimie Parachem l’année suivante.