Le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) demande au gouvernement libéral de prévoir dans son prochain budget une hausse des effectifs du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) dédiés à l'inspection des lieux d'élimination d'ordures.
L'organisme rappelle à la ministre Line Beauchamps, titulaire du MDDEP, qu'en décembre dernier, le vérificateur générale du Québec a conclu que le ministère n'était pas en mesure de faire adéquatement son travail de surveillance environnementale. « D'une part, près de la moitié des dépotoirs n'ont pas fait l'objet d'inspection en 2006, et d'autre part, lorsqu'il y a eu des visites, l'ensemble des exigences réglementaires a été examiné dans seulement 24 % des sites inspectés. Même les conditions particulières des certificats d'autorisation et des décrets du conseil des ministres n'ont pas été vérifiées dans 36 % des cas au cours de la même période », peut-on lire dans le communiqué de presse. « Il est inadmissible que les normes environnementales relatives à l'acceptabilité et la dangerosité des déchets, la présence de contaminants ou la protection de la nappe phréatique ne soient pas contrôlées systématiquement dans tous les sites, affirme le président du Front québécois pour une gestion écologique des déchets », Gilles Côté. « Ces lacunes illustrent le fait qu'avec 192 millions, soit 0,36 % du budget de l'État, le ministère de l'environnement ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour accomplir sa mission sur tout le territoire québécois et nous espérons que cette situation sera corrigée par le gouvernement libéral dans le prochain budget avec une hausse du nombre d'inspecteurs sur le terrain », a ajouté Robert Ménard, directeur général de l'organisme, ajoutant que ce laxisme dans l'application de la loi se manifeste aussi par la présence depuis les années 90 de 600 à 1 500 dépotoirs illicites sur le territoire public.