Samedi 9 février. Il est 5 h du matin et je me lève afin de rejoindre quatre de mes amis pour prendre la route vers le Lac Beauport, où sera présenté le Championnat québécois de « Pond hockey ».
Entre Trois-Rivières et Québec, la visibilité sur l'autoroute est pratiquement nulle. Neige, brouillard, vitres de la voiture qui ne dégèlent pas, les conditions sont plutôt mauvaises. Mais comme par magie, nous arrivons sur le site du tournoi, aucun nuage à l'horizon, vent quasiment nul, température de -5 degrés, bref, une journée parfaite pour jouer au hockey en plein air.
Il est 9 h 30, mes coéquipiers et moi chaussons nos patins pour nous dégourdir les jambes en prévision de notre premier match. Entre-temps, le vétéran de l'équipe paye la première tournée de bière pour nous mettre dans l'ambiance du tournoi, comme si ce n'était pas déjà fait. Il est 9 h 35 et nous trinquons! Ouf, ça commence bien!
Lorsque la mise au jeu est effectuée, nous retombons rapidement dans nos bonnes vieilles habitudes d'enfance. Les conditions de glace ne sont pas des plus extraordinaires et nous devons nous adapter au style de jeu du « Pond hockey ».
Les matchs sont d'une durée de deux périodes de 12 minutes à quatre contre quatre, sans gardien de but. Le petit filet auquel nous devons nous ajuster est haut d'à peine un pied et large de 36 pouces. Pas évident, surtout avec les innombrables fissures sur les 15 patinoires utilisées durant le tournoi.
Nous gagnons finalement notre premier duel 10-8 et nous retraitons au chalet, là où nous attend une grande table de mini-hockey, ainsi qu'un Xbox. C'est sans hésiter que nous en abusons comme de vrais gamins…jusqu'à notre deuxième rencontre que nous remportons 6-4.
De retour au chalet, c'est l'heure du dîner. Nous nous empiffrons de quelques hot dogs, qui auront cependant un effet néfaste sur notre prochaine prestation.
Nous entamons en effet notre troisième rencontre au ralenti et nos adversaires mènent déjà 10-2 après une douzaine de minutes. La deuxième période est plus égale, mais comme on dit en bon français: « On s'est fait planter beaucoup à pas beaucoup! ».
Qu'à cela ne tienne, la défaite n'est guère importante, car j'ai eu un plaisir immense à jouer dans un tournoi extérieur où chaque organisateur nous a accueillis chaleureusement. Le fait d'avoir passé du temps entre « chums » dans un événement comme celui-ci m'a rappelé à quel point il est bon de se détacher un peu de la vie quotidienne. Faites de même, je vous le dis, ça vaut le coût!
