Combien de fois avez-vous entendu parler de l'équipe de hockey du Junior de Montréal depuis le début de l'été? Plusieurs fois. Maintenant, savez-vous que l'équipe de baseball junior élite des Orioles de Montréal a atteint la finale des séries cette année? Pour la majorité d'entre vous, probablement pas.
C'est incroyable à quel point le hockey est visible dans les médias et c'en est ridicule par moments. C'est même désolant, car les Orioles comptent dans leurs rangs plusieurs joueurs de l'Est métropolitain qui sont méconnus du public. On pense notamment aux Hugo Lalonde, Andrew d'Iorio, Steve Robert, Dany Deschamps et j'en passe.
Je me demande sérieusement pourquoi ces joueurs talentueux sont moins attrayants aux yeux des grands quotidiens (journaux, radio ou télévision). Certes, la popularité du sport est un facteur non négligeable, mais le calibre de ces joueurs n'est pas nécessairement moins bon.
Depuis quelques années, il y a de moins en moins de Québécois repêchés dans la Ligue nationale de hockey (LNH). À l'inverse, les joueurs de balle de la province prennent de plus en plus de place lors des séances de sélections du baseball majeur.
Les dernières grandes vedettes arrivés dans la LNH sont Vincent Lecavalier, Roberto Luongo et pour certains, Mike Ribeiro. Depuis ce temps, peu de joueurs se sont illustrés à l'exception des Jason Pominville et Pascal Leclaire.
Récemment, le Québec n'a pas développé de véritable prodige et rares sont ceux dont le nom a été annoncé au micro lors de la première ronde du repêchage. Le prochain pourrait être Louis Leblanc, répertorié 10e par la centrale de recrutement de la LNH. Cet attaquant a été le champion marqueur de la ligue midget AAA l'an dernier, avec les Lions du Lac Saint-Louis, et il évolue maintenant à l'Université Harvard, aux États-Unis.
Au baseball, après Éric Gagné, c'est Russell Martin qui a pris la relève et peut-être que l'artilleur Philippe Aumont entrera bientôt dans la même bateau. Nul doute que le programme d'excellence au baseball connaît du succès. Mais, plusieurs chaînes sportives de radio ou télévision ne semblent pas s'en soucier.
Toutes proportions gardées, il y a présentement autant de chances qu'un joueur de baseball perce dans les rangs professionnels qu'un joueur de hockey. Dommage qu'un de ces deux soit placé dans l'ombre.
