Le joueur de 17 ans a déjà inscrit quatre buts, soit seulement un de moins que lors de sa saison recrue. Il a connu son meilleur match (deux buts, trois passes) le 25 septembre contre les Cataractes à Shawinigan, où il a participé aux cinq buts des siens dans un revers de 7-5.
« Je joue maintenant sur le premier trio et j'ai beaucoup plus de temps de glace, explique-t-il. L'an dernier, j'avais un peu peur des critiques de mon entraîneur (André Tourigny) et j'avais tendance à me décourager plus facilement. Par contre, mon attitude a changé cette année. Je suis moins sensible à ses commentaires et je suis plus optimiste. La confiance monte plus rapidement. »
Lévesque profite également de deux compagnons de trio qui font son affaire en Jeff Desjardins et le Russe Sergey Ostapchuk. « Nous avons tous un style qui se ressemble sur la glace et ça n'a pas pris de temps avant que la chimie ne s'installe entre nous », dit-il.
Les Huskies de Rouyn-Noranda était l'une des équipes à battre en 2007-2008, mais quatre revers en six matchs contre les Olympiques de Gatineau en finale de la ligue les ont privés d'une participation à la coupe Memorial. L'équipe junior se retrouve maintenant dans une année de transition, mais Gabriel Lévesque croit que les meilleurs jours sont plus près qu'on ne le pense.
« Plusieurs gens ont dit que cette saison ne serait pas facile, mais je me sens déjà comme si nous étions à notre deuxième année de transition. Je ne serais pas étonné si nous terminions parmi les cinq premières équipes au classement général, croit Lévesque. Nos deux lignes principales à l'attaque sont excellentes et notre troisième trio est composé de vétérans qui font un bon travail défensivement. »
La formation de l'Abitibi a remporté trois matchs et subi six revers, dont deux en prolongation, depuis le début de la campagne. Elle occupe le troisième rang de la division Telus Ouest, à trois points de la première place, détenue par les Olympiques de Gatineau.
Bien que Gabriel Lévesque soit encore admissible pour près de trois saisons au niveau junior majeur (incluant celle-ci), l'attaquant croit déjà que son avenir au hockey passera par l'Europe. Selon lui, les opportunités sont plus nombreuses de l'autre côté de l'océan Atlantique.
« À 18 ans, je serais surpris d'être repêché dans la Ligue nationale. Je recevrai peut-être une invitation dans les prochaines années et je peux compter sur un entraîneur qui a un bon réseau de contacts. Il m'a d'ailleurs rassuré en me parlant des options qui s'offrent en Europe.
« Cet endroit s'apparente davantage à mon style de jeu, c'est-à-dire basé sur la vitesse et les habiletés offensives. Les plus grosses ligues sont en Russie et en Suède, mais il y a plein d'autres places où c'est plus facile de percer. »
Avant d'arriver à cette étape dans sa carrière, Lévesque a encore beaucoup de temps afin de prouver sa valeur en sol nord-américain. Concrètement, il lui reste trois chances de participer à la Coupe Memorial.
