Celui qui a porté l'uniforme des Canadiens de Montréal midget AAA l'an dernier ignorait totalement que l'équipe des Maritimes s'intéressait à ses services. « Le Titan a été la dernière équipe à me contacter, alors je me disais que je n'irais jamais jouer pour Bathurst », pensait-il.
Non seulement sa future destination constitue une surprise, mais le 36e choix au total du dernier encan (troisième du Titan) ne croyait pas se lever de son siège aussi tôt. « Je n'en revenais pas, dit-il. C'est étonnant parce que je n'ai pas connu la saison espérée pour démontrer mes habiletés. Le fait d'être blessé ou malade durant l'hiver ne m'a pas aidé. »
Lorsque l'organisation du Titan a mentionné le nom d'Olivier Houle, l'émotion a pris le dessus sur un jeune homme déjà dépourvu de ses repères.
« Quand j'ai été nommé, c'est comme si mon cœur m'avait lâché. Je ne savais plus où j'étais, raconte-t-il. Arrivé à l'avant, j'ai vérifié au tableau pour être sûr que mon nom était vraiment inscrit. Je n'y croyais pas. » « C'était très touchant comme moment », a renchéri sa mère, Sylvie Bacon.
Un été à l'entraînementAfin de se tailler une place au sein de la formation du Titan d'Acadie-Bathurst, cuvée 2009-2010, Olivier Houle mettra toutes les chances de son côté cet été. Il s'entraînera notamment sous la supervision de François Landreville, un spécialiste du coup de patin qui a déjà développé des joueurs professionnels tels que Jason Pominville, Martin Havlat, Patrik Elias, Marc-André Fleury et bien d'autres.
Avant le début du camp d'entraînement, qui s'ébranlera le 20 août prochain à Bathurst, Olivier Houle aura également l'occasion de prouver sa valeur lors du camp d'équipe Québec. Du 22 au 26 juillet, il tentera d'attirer l'attention des dépisteurs en vue du Défi mondial des moins de 17 ans.
Ce dernier conclut qu'il s'agit « d'une belle chance qui s'offre à lui pour réaliser son deuxième objectif: être repêché dans la Ligue nationale ».
