Marchés publics… au coin de la rue!



Marchés publics… au coin de la rue!

Marchés publics… au coin de la rue!

Publié le 22 Décembre 2008
Publié le 15 Février 2010
 
Sujets :
Rue Laurier , Québec

C’est discret, mais ce phénomène pourrait bien prendre de l’ampleur et existe sûrement dans d’autres quartiers: comment nommer ces étals qui, depuis peu, ont élu domicile à temps partiel et selon la saison sur des coins de la rue Laurier?

Depuis quelques années, les Sapins de Laurier s’affichent les fins de semaines précédant Noël, coin de Lanaudière, et écoule toute sa marchandise parmi une clientèle fidélisée. L’été, dès le temps des premières récoltes arrivé, un étal de fruits et légumes biologiques s’installe coin Fabre depuis une couple d’année et fait lui aussi seulement les fins de semaine, jusqu’aux dernières récoltes.

Besoins ponctuels

Dirait-on «commerces de coin de rue»? «Magasins provisoires à temps partiel»? Pour ma part, j’aime bien «marchés ponctuels». Parce qu’ils répondent ponctuellement à un besoin de la population locale.

On sait combien le partenariat avec les fermes biologiques est populaire dans le quartier: les agriculteurs ne fournissent plus en paniers bio! Pour les intéressés qui n’ont pas pu s’inscrire à temps, il faut donc souvent courir les magasins spécialisés si on veut un bon choix de denrées biologiques. Et ce petit étal près de chez soi peut les fournir tout frais et souvent à meilleur prix! Quand on n’a pas de frais de loyer ou de boutique à entretenir…

De même, les arbres de Noël qu’on retrouve au coin de la rue et qui sont d’autant plus écologiques qu’on les ramène le plus souvent à pied. «C’est les plus beaux sapins», explique un passant à sa famille.

Commerces locaux

Donc, ce sont des marchés qui répondent à un besoin très ponctuel et très local. Les Sapins de Laurier ne sauraient s’ajuster à une demande plus grande: tout est vendu aux habitués et le peu d’arbres qui restent — ils sont même réservés — sont offerts à Jeunesse au Soleil. Les fruits et légumes biologiques, eux, offraient d’abord leurs marchandises à partir d’un véhicule stationné avant de se positionner sur un coin de rue.

Éthiquement responsables

Je retiens une troisième chose: ces marchés ponctuels génèrent une économie responsable tant pour le choix écologique qu’ils proposent par leurs produits «made in Québec» que par la proximité avec les clients qui peuvent y venir en flânant.

Est-ce une manifestation marginale qui pourrait s’amplifier au sein des tendances des marchés à l’heure du village global? Simplement l’idée de quelqu’un devant l’opportunité de coins de rues assez dégagées pour permettre l’installation d’un étal?

En tous cas, ça ajoute à la qualité de la vie de quartier. Josette Lalande

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