Fusions, défusions et confusion



Fusions, défusions et confusion

Fusions, défusions et confusion

Publié le 16 Mars 2009
Publié le 16 Février 2010
 

Crise économique dans l’Est: constat, non pas de simplicité mais de simplisme volontaire chez nos Z-élites - Pendant que des usines ferment, les unes après les autres, on ne ferme toujours pas la porte à la construction d’un hôtel de ville multimillionnaire à RDP et on songerait à rendre payant le stationnement du CLSC PATME.

Sujets :
FTQ , Petro-Canada , Caisse de dépôt , Quartier PAT , RDP-PAT , Montréal

À deux reprises, au début des années 80 et en 1992, à des moments où nous connaissions des crises économiques sévères quoique moins catastrophiques que celle qui nous afflige, j’ai personnellement innové en fondant avec des complices visionnaires deux (2) corporations de développement économique local, à PAT d’abord, ensuite à RDP-PAT. Pour stimuler nos forces, compenser nos faiblesses et réussir à passer au-travers. La CODEPAT (1980-1985) a été l’incubateur socioéconomique de l’annexion démocratiquement choisie de PAT à Montréal et de son immense réussite par la suite. La SODEC RDP-PAT-ME, fondée en 1992, a pris trois années à démarrer ses opérations et dure toujours.

Mais aujourd’hui, il faudrait faire mieux et au plus sacrant. Parce durant les dernières années de vaches légèrement grasses, ici, nous sommes demeurés passablement anorexiques dans l’entrepreneurship collectif innovateur. Actuellement, deux secteurs importants de notre économie locale, la pétrochimie et les concessionnaires de vente-automobiles et sous-produits en arrachent, sans que l’on puisse détecter que nos responsables locaux de tout acabit fassent ensemble quelque chose, tant pour atténuer les effets en chaîne de la crise actuelle que pour se préparer à la relance qui suivra.

Avez-vous lu sur papier journal ou sur Internet le bilan à jour des fermetures à PAT. M-E et RDP, d’usines grandes et petites depuis 2007, de leur impact et des mesures que nos chefs politiques, économiques, syndicaux et communautaires locaux auraient pris ensemble pour sauver les meubles ? Dites-moi où !! Pour un, je n’ai rien vu et entendu. Pourtant, il y a des milieux urbains et ruraux qui s’en tirent mieux parce que leurs leaders proches se grouillent le c… (cerveau, cœur…). Ça tout pris en octobre et novembre 2008 pour que nos Z-élites réagissent enfin aux dommages collatéraux d’onze (11) longs et durs mois de lock-out/grève à la raffinerie Petro-Canada ! Et encore, deux élus de haut rang n’ont pas voulu signer la pétition, pourtant non-partisane, initiée par un entrepreneur de grues. Pour ne pas déplaire au président de notre outil de développement économique, la SODEC RDP-PAT-ME, également haut-gradé syndicaliste à la FTQ. Trop tard pour sauver pendant qu’il était temps en juin, le chantier de un milliard $ de l’unité de cokéfaction et 800 emplois. Aujourd’hui, c’est le président lui-même de la FTQ, Michel Arsenault, qui appréhende à grands cris la disparition de la pétrochimie dans l’Est, avec déjà les fermetures de Pétromont et de PTT Poly-Canada. Son appel est demeuré sans écho. Chacun son tour, hein ! Cordiale et mutuelle surdité. Désolant. À quoi pensent certaines administrations publiques ? À faire des choses étranges. Comme au CSSS de la Pointe de l’île. Selon mes sources généralement bien informées, les Z-élites au conseil d’administration mijotent de faire payer le stationnement, pourtant gratuit depuis le XXe siècle, aux usagers de notre CLSC et aux visiteurs du CHSLD François-Séguenot ! Imaginez, en plus de nuire à l’accessibilité déjà souffrante des soins de santé, les effets pervers et coûteux qui s’en suivront. La rue Notre-Dame n’est pas du tout l’accommodant boulevard l’Assomption pour ceux qui choisissent de ne pas payer le stationnement de l’hôpital.

Et que dire des autres Z-élites, municipales celles-là, qui trépignent d’impatience de creuser les fondations du multimillionnaire hôtel de ville à RDP, au lieu d’en retarder l’exécution ou d’en limiter l’ampleur à une seule maison de la culture pour les Prairivois. Refusant d’être lui-même un exemple proactif de la simplicité volontaire en gestion de fonds publics là où il le pourrait, le maire Maciocia crée de la broue médiatique. Il s’inspire maintenant des lamentations simultanées de l’ex-ministre Louise Harel et du président des cols bleus Michel Parent sur la très dispendieuse absurdité de gouvernance des 19 arrondissements. (et n’oubliez pas les 15 villes reconstituées).

Pire encore, dans ce qui s’apparente à un testament politique en vrac de fin de règne, il redessine la carte des arrondissements en larguant le quartier PAT à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, sautant par-dessus la ville maintenant autonome de Montréal-Est.(1) Faut-il rappeler à cet endroit, avant sa défusion, l’utilisation de nos taxes à hauteur de 5,2 millions $ par son administration, pour la construction d’un étage additionnel à l’ancien hôtel de ville, devenant par la suite en 2006, l’ex-siège social de son arrondissement ? Bel édifice, sous-financièrement diabétique, qui doit se soigner en hébergeant une pharmacie, des psychologues et une clinique médicale.

La crise économique mondiale actuelle est la conséquence désastreuse d’une irresponsabilité générale sans précédent dans la gouvernance de nos institutions, genre Caisse de dépôt et placement. Elle fait très mal aux retraités et aux sans-emploi, hypothèque gravement l’avenir financier des générations montantes et accentue davantage la défavorisation du tiers-monde. Les détresses qu’elle multiplie dans nos milieux de vie appellent quotidiennement un supplément de compassion intelligente de la part de nos dirigeants. On ne voudrait pas croire qu’ils en sont « probablement » incapables, n’est-ce pas ? (1)Voici ce qu’a déclaré monsieur C.Maciocia au journaliste Éric Clément, de La Presse : «Regardez mon arrondissement, la fusion de Rivière-des-Prairies avec Pointe-aux-Trembles n'a rien de logique, tant du point de vue démographique que du point de vue géographique. Pointe-aux-Trembles pourrait très bien être rattaché à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Rivière-des-Prairies pourrait être rattaché à Montréal-Nord-Saint-Léonard-Anjou pour former un seul arrondissement… » Publié le 08 mars 2009 à 22h42 | Mis à jour le 09 mars 2009 à 07h44 »

Comparons maintenant avec ce qu’il a dit au journaliste Yvan Fortin, de l’Informateur (RDP) : « a déclaré M.Maciocia lors d’une entrevue téléphonique (…)- Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles pourrait s’adjoindre Anjou étant des quartiers limitrophes aux mêmes destinées industrielles - » Mardi, 10 mars, première page

Jugez par vous-même; nous avons connu les fusions, puis les défusions. Voici maintenant la confusion !

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

Avenir de l'est n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

loading...

Publicité