Cette semaine, j'ai réalise un maximum d'actions concrètes pour la Fondation Maximo Gomez. J'ai été occupée du matin au soir à organiser plusieurs événements importants à venir. Trouver du temps pour tout faire est un défi intense.
Entre les réunions pour réaliser la journée de camp de jour sur les thèmes de la communication, la violence, les droits humains et l'hygiène, je cherche du temps pour produire le rapport que je dois remettre à la fondation sur les coûts, l'horaire, la coordination de cette journée et sur l'histoire et la population du barrio de Rio Mar.
De plus, j'éprouve de la difficulté à trouver du temps pour apprendre les terminaisons des verbes aux temps passés en espagnol, ce qui est un sérieux handicap pour moi au niveau de la communication avec les résidents de Nagua et pour la traduction de mes travaux.
Parallèlement, une représentante de l'association canadienne des organismes de coopération internationale (ACOCI) est venue évaluer notre milieu de stage. En mission pour le ministère des relations internationales, celle-ci est venue vérifier le niveau de sécurité de la ville de Nagua, ainsi que la pertinence de la mission et l'engagement de l'organisme partenaire.
Notre groupe réalise aussi, cette semaine, la première partie d'un échange culturel a l'intérieur de la République Dominicaine. En effet, six jeunes Dominicains venant du sud du pays, et ayant approximativement notre âge, sont venus nous aider à former une coordination solide pour nos camps de jour. Tous ont été animateurs de camps de jour et font partie de différents organismes qui travaillent avec des jeunes sur les mêmes thématiques que nous. Ils nous ont ainsi montré des chansons et des jeux typiquement dominicains, afin d'intéresser nos futurs campeurs aux thèmes traités.
Dans quelques semaines, ce sera à notre groupe de Canadiens d'aller les visiter pour voir concrètement ce qu'ils accomplissent dans leur coin de pays.
Dans un autre ordre d'idée, il était clairement impossible pour notre groupe de ne pas fêter la Saint-Jean Baptiste. Nous avons donc organisé une grande fête où nous avons invité les membres et les bénévoles de l'organisme, les Dominicains de San Ruan, ainsi que nos familles d'accueil. Au programme, des jeux typiques comme la pomme dans l'eau, le bas nylon qui pousse la patate, le limbo, la gomme dans la farine et la chaise musicale... On a même fait des pieds et des mains pour servir de la poutine! Les Dominicains ont tous participé en riant avec en trame de son les Cowboys Fringants. Je ne peux pas vraiment dire s'ils ont apprécié la poutine, mais les jeux en tout les cas; ils ont adorés!
Le lendemain de cet événement se tenait notre premier camp de jour. Plus de 175 enfants se sont présentés pour les différentes activités prévues! C'était l'occasion pour notre groupe de vraiment voir comment les facilidadoras fonctionnent avec les enfants. Cela a été un beau succès, mais le camp a manqué de beaucoup d'organisation et s'est déroulé selon le rythme plein-d'imprévus-et-de-contretemps de l'Amérique latine. Maintenant que nous savons à quoi nous attendre, c'est vraiment l'occasion d'adapter nos programme en fonction de nos ressources et du comportement des enfants.
De mon côté, les cours de français vont bon train et je dois dire que j'adore ça! Les Dominicains inscrits au cours sont vraiment motivés.
Anecdote de la semaine : je ne suis plus seule dans ma chambre, je la partage avec plusieurs coquerelles!
Bonne semaine !
Andréanne
Une poutine en République
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