Initialement, l'athlète de Mercier ne devait participer qu'au relais masculin, mais une blessure à Olivier Jean (dislocation de l'épaule) lui a permis de patiner le 3000 mètres. Monette a terminé en quatrième place, ce qui a procuré des points additionnels à l'équipe canadienne, composée aussi de François-Louis Tremblay et des frères Charles et François Hamelin.
Dans une lutte très serrée, le Canada était premier au classement général avant le relais masculin, devant la Corée et les États-Unis.
« Tous les patineurs savaient que l'équipe gagnante du relais remporterait aussi le championnat du monde », raconte Monette.
Avec moins de huit tours à effectuer, les porte-couleurs de l'unifolié ont été impliqués dans un accrochage avec les Américains, ce qui les a éloignés des Coréens. Ces derniers ont ensuite remporté l'épreuve et du même coup, ils ont ravi l'or aux Canadiens.
« Ce n'est jamais plaisant d'être à un poil de gagner. C'est un scénario comme celui de l'an passé, remarque le patineur de 27 ans. Mais nous ne pouvons certainement pas être déçu de notre performance. »
Une semaine plus tôt, à Vienne, en Autriche, Marc-André Monette faisait également partie du relais masculin dans le cadre des Championnats du monde individuels. Cependant, son aventure a été de courte durée, puisque l'équipe canadienne a été disqualifiée dès la première course.
Monette bénéficie actuellement de trois semaines de repos avant de reprendre l'entraînement le 6 avril. Une occasion idéale pour récupérer d'un mois où des blessures à la cheville et au dos, ainsi qu'un virus, l'ont ennuyé constamment.
Il y a deux semaines, l'ex-patineur Marc Gagnon a déclaré que l'équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste ne progressait pas. Au contraire, elle régressait.
Ces déclarations ont suscité différentes réactions et comme plusieurs, Marc-André Monette n'approuve pas les propos de l'ancien médaillé d'or olympique.
« Je ne suis pas d'accord avec lui. Nous avons pourtant fait preuve de constance depuis plusieurs années en terminant premiers ou deuxièmes aux Championnats du monde, affirme Monette.
« La première question que nous nous sommes posée, c'était: "Pourquoi a-t-il fait ce genre de déclaration?" S'il voulait nous motiver, il aurait pu venir nous voir face à face. Pas besoin d'utiliser les médias pour faire ça. »
Pour ajouter « la cerise sur le sundae », son frère aîné Jean-François a appuyé, la semaine dernière, les critiques émises par Marc Gagnon (voir autre texte). Bref, un vrai terrain de discorde.
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