Giroux a été constant tout au long des sélections en étant parmi les trois meilleurs patineurs sur chacune des distances auxquelles il a pris part. Il a terminé deuxième sur 10 000 m, ainsi que troisième sur 1500 et 5000 m.
« Si je compare mon temps avec ceux de l'an dernier sur la même piste, je suis environ deux ou trois secondes plus rapide sur 1500 m et à peu près dix secondes plus vite au 10 000 m. Avec ces temps, j'aurais peut-être été classé au 12e rang du championnat du monde en mars dernier », remarque l'athlète de 23 ans.
Patineur de longue haleine, Giroux a ajouté que son classement sur 1500 m « est quand même incroyable » et qu'il « se sent confiant » à l'approche des épreuves de la Coupe du monde.
« Avec mon entraînement cet été, je me sens mieux préparé, ma technique s'est grandement améliorée et mon patinage est plus fluide », explique celui qui s'exerce à Richmond depuis le mois d'avril. J'ai établi un plan que j'ai suivi à la lettre et aujourd'hui, ma courbe de progression est assez accentuée. J'ai encore beaucoup de potentiel à développer. »
Ce ne seront pas les occasions qui manqueront prochainement avec cinq rendez-vous sur le circuit mondial en l'espace de six semaines. Le premier arrêt aura lieu à Berlin (Allemagne) à compter du 6 novembre. Les athlètes feront aussi escale à Heerenveen (Pays-Bas), à Hamar (Norvège), à Calgary (Canada) et à Salt Lake City (États-Unis).
Giroux pourrait également participer aux épreuves de poursuite, s'il parvient à se maintenir parmi les trois meilleurs patineurs longue piste au pays. À cet effet, un classement cumulatif du 1500 m, du 5000 m et du combiné est pris en compte.
Mathieu Giroux a quitté le nid familial le printemps dernier pour mettre toutes les chances de son côté en vue des qualifications olympiques, qui se dérouleront durant la période des fêtes. Depuis ce temps, il s'entraîne sur l'anneau de vitesse officiel des prochains Jeux six matins par semaine.
« J'ai établi un plan que j'ai suivi à la lettre et aujourd'hui, ma courbe de progression est assez accentuée. » -
De plus, chaque entraînement sur la patinoire est suivi de quelques heures de vélo en après-midi (souvent dans les montagnes), sans oublier les séances de musculation. Ayant respecté cette routine depuis plusieurs mois, il se sent maintenant chez lui. Un facteur non négligeable advenant une présence sur ses patins à lames amovibles, en février. « Je connais maintenant bien l'environnement à Richmond. Et si je participe aux Jeux, contrairement à la plupart des autres athlètes, je pourrai aller me coucher dans mon lit où je dors depuis huit mois », dit-il.
En pleine formeAccablé par de multiples blessures à la cheville droite depuis quatre ans, Mathieu Giroux peut enfin s'exprimer à son plein potentiel. Aujourd'hui, il affirme « ne plus avoir mal du tout » lorsqu'il patine. Dire que ce n'est qu'après être passé sous le bistouri en avril 2008, afin de retirer des fragments d'os, qu'il a décidé de laisser le patinage sur courte piste pour se donner une chance sur longue piste. Cette décision semble avoir porté fruit.
« Je savais qu'il y a plus de places disponibles pour se qualifier en longue piste qu'en courte piste pour les Jeux olympiques, remarque-t-il. J'aime aussi dire que je suis un négligé dans cette discipline et comme ça, je n'ai pas trop d'attention médiatique. »
Lors des épreuves de la Coupe du monde, les performances de Giroux pourraient peut-être demeurer dans l'ombre. Or, aucun athlète canadien ne risque de passer inaperçu à Vancouver entre le 12 et le 28 février prochain.




