Le député conservateur de Mégantic – L’Érable explique que le nouveau programme empêchera aux députés d’intervenir dans le choix des projets. « Avec l’ancien programme, les députés devaient approuver les projets dans leur circonscription. Nous n’allons pas laisser les députés verser des fonds sans nous assurer que cet argent sera alloué de façon non partisane et qu’il produira des résultats mesurables et tangibles », a-t-il souligné.
Christian Paradis ajoute que selon les données recueillies au fil des ans, un tiers des groupes visés par l’ancien programme aurait pu créer des emplois sans avoir recours au programme : « Notre but est d’épauler les organismes de bienfaisance, comme les musées et le YMCA, tout en laissant les grandes chaînes le soin de payer elles-mêmes le salaire des étudiants. »
Le secrétaire d’État à l’Agriculture a par ailleurs déploré l’attitude des députés de l’opposition, qu’il juge incohérente. « Les députés du Parti libéral et du Bloc québécois manquent de rigueur en insinuant que les organismes sans but lucratif se feraient couper les vivres », estime-t-il.
Christian Paradis croit que le député libéral Pablo Rodriguez, qui a déploré la décision gouvernementale de créer le programme Emploi d’été Canada, fait fausse route en soutenant que le nouveau programme nuira aux organismes communautaires : « Pourquoi le député s’entête-t-il à vouloir que les contribuables subventionnent des jobs dans les grandes corporations? »
Le député conservateur juge par ailleurs que le Bloc québécois a manqué de cohérence dans ce dossier. « Avant, il était contre le programme. Maintenant que le gouvernement conservateur le remplace par un programme plus efficace, transparent et responsable, le Bloc québécois veut retourner en arrière. En prônant un retour aux pratiques douteuses des libéraux fédéraux, est-ce réellement défendre les intérêts du Québec à Ottawa? »
