Sébastien Richard, candidat péquiste, prise 2



Sébastien Richard, candidat péquiste, prise 2

Sébastien Richard, candidat péquiste, prise 2

Olivier Arbour-Masse
Publié le 13 Juin 2008
Publié le 16 Février 2010
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Sujets :
Parti québécois , ADQ , école Henri-Bourassa , Anjou , Québec , Montréal

Candidat péquiste défait lors de la dernière élection provinciale générale, Sébastien Richard a été désigné par acclamation lors de l’assemblée d’investiture de son parti, le 9 juin dernier, pour reprendre la circonscription d’Anjou au moment de la prochaine élection.

Les membres du Parti québécois étaient réunis en assemblée pour célébrer la sélection sans opposition de M. Richard, une première depuis 1998. En effet, toutes les investitures péquistes ont impliqué plus d’un candidat depuis que le parti de Pauline Marois a perdu la circonscription d’Anjou aux mains des libéraux. « Ces confrontations ont eu des effets pervers, admet M. Richard, militant de longue date. Mais cette fois-ci, c’est un gage de rassemblement très fort. »

Le 26 mars 2007, il a terminé deuxième derrière la libérale Lise Thériault, avec 27 % des voix. Il est confiant que les résultats seront différents la prochaine fois que les Angevins seront appelés aux urnes. Selon lui, le « phénomène ADQ », qui a fait du scrutin de 2007 « une des élections les plus bizarres que le Québec a connu depuis longtemps », tire à sa fin.

Il estime que deux facteurs jouent en sa faveur par rapport à 2007 : Pauline Marois et le temps. « Peu importe la circonscription, ce qui fait la force d’une campagne électorale, c’est le chef du parti, explique celui qui a été attaché politique des ministres David Cliche et Louise Beaudoin. Malheureusement, les Québécois n’étaient pas parvenus à établir un lien de confiance avec lui, mais j’ai bon espoir que ce sera différent avec Mme Marois. »

Maintenant confirmé comme prochain candidat, Sébastien Richard aura le temps de bâtir son équipe et de commencer son travail sur le terrain avant la prochaine campagne électorale. Un luxe qu’il n’avait pas eu en 2007. « La dernière fois, on a eu trois jours entre l’investiture et le déclenchement des élections », se souvient-il.

D’ici la prochaine élection, l’ancien consultant en relations publiques continuera d’exercer son métier de professeur d’anglais à l’école Henri-Bourassa, qui dessert une clientèle étant parmi les plus défavorisées à Montréal. Il estime que cette réalité lui servira s’il est élu. « La paupérisation d’Anjou m’a attristé, témoigne-t-il. Le fait d’être quotidiennement confronté à la pauvreté me rend encore plus sensible quant aux problématiques qu’elle engendre et aux efforts qu’il faut déployer pour en venir à bout. »

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