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L'AGIIR demande aux partis politiques de réagir



L'AGIIR demande aux partis politiques de réagir

L'AGIIR demande aux partis politiques de réagir

Mariève Tremblay
Publié le 25 Novembre 2008
Publié le 16 Février 2010
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L'Alliance pour une gestion des interfaces industrielles/résidentielles responsable (AGIIR) a lancé un appel clair aux chefs des partis provinciaux. Selon elle, il est grand temps que le gouvernement se prononce sur l'aménagement de zones de protection entre les industries à risques et le milieu résidentiel.

Sujets :
Canterm , Les Rives du Saint-Laurent , Montréal-Est , Québec

Si la campagne électorale en cours ne semble pas plaire à beaucoup de gens, l'AGIIR, elle, en a profité pour faire valoir ses revendications lors d'un point de presse tenu le 20 novembre, à la coopérative d'habitation Les Rives du Saint-Laurent. « Actuellement, aucune règlementation ne reconnaît l'importance des zones de protections pour sécuriser les citoyens en cas d'accident industriel. D'ailleurs, le projet de construction de 14 réservoirs de produits pétroliers par l'entreprise Canterm à proximité de résidences et de coopératives d'habitation à Montréal-Est démontre l'urgence de l'adoption d'un cadre règlementaire par le prochain gouvernement du Québec », explique Patrick Malboeuf, porte-parole de l'alliance.

D'ailleurs, l'AGIIR n'est pas seule à s'inquiéter d'un tel projet. Les citoyens des coopératives Les Rives du Saint-Laurent et Le Fleuve de l'espoir craignent l'arrivée des réservoirs de Canterm à moins de 150 mètres de leur résidence. « Quelque 113 familles et plus de 200 enfants habitent ici. On a peur pour notre qualité de vie et on craint aussi les risques d'accident », avoue Jeanne Larivée, porte-parole des résidents. Peu après la conférence de presse, des lettres ont été envoyées aux chefs de parti leur demandant de prendre position sur le sujet. Le document comprenait les trois principales revendications: que le gouvernement adopte un cadre règlementaire concernant l'aménagement de zones de transition autour d'installations à risques d'accidents industriels majeurs; que des structures de concertation soient créées pour permettre la gestion et la transformation des interfaces industrielles/résidentielles; et qu'il instaure un moratoire sur toute construction résidentielle située dans le rayon d'impact du pire scénario alternatif d'une installation générant des risques d'accident industriel majeur. « L'AGIIR tient à rappeler qu'elle ne s'oppose pas au développement industriel, mais qu'elle prône plutôt un aménagement responsable du territoire, en fonction des risques d'accident », conclut M. Malboeuf.

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