Avec 51 députés, dont 24 nouveaux, elle doit être efficace. « C'est moi qui suis responsable de la cohésion et de l’assiduité des députés. Je dois aussi m’assurer que mes collègues soient présents lors des votes et des travaux parlementaires, mais aussi d’entretenir un esprit d’équipe et la cohésion lors des prises de position et des stratégies parlementaires. Au-delà de ça, j'essaie aussi de créer une bonne ambiance au sein du caucus, de développer des liens "familiaux" », explique-t-elle.
Nommée par Pauline Marois, Nicole Léger estime que la chef du PQ a vu en elle les qualités nécessaires pour relever ce défi. « J'ai déjà été enseignante, alors la discipline et la coordination, ça me connaît. Au fond, j'aide la chef à marquer le rythme du caucus. Je dois m'assurer qu'on livre la marchandise. Je peux vous dire qu'avec Mme Marois, c'est assez intense! »
Difficile pour elle de séparer son temps entre sa tâche de députée et celui de whip? « Vraiment pas! J'ai une bonne équipe à mon bureau de circonscription et aujourd'hui, avec les courriels, je peux répondre quand je veux aux citoyens. Il m'arrive même parfois d'envoyer des messages en plein milieu de la nuit! », raconte-t-elle en riant.
Entrevoit-elle la possibilité de faire un second mandat en tant que whip de l'opposition officielle? La députée a son hypothèse là-dessus: « Le choix final reste à la discrétion de la chef de parti. Mais au prochain mandat, le PQ sera au pouvoir et on fera la souveraineté. Je ne serai donc pas whip de l'opposition officielle… »




