L'équipe du Nouveau Centenaire a gagné le poste à la mairie, ainsi que les postes des conseillers des districts 4 (Mario Bordeleau) et 6 (Anne Saint-Laurent). Renaissance Montréal-Est a, quant à elle, remporté les districts 1 (Alain Dion), 2 (Monique Major), 3 (Sylvie Dauphinais) et 5 (Michel Bélisle).
C'est de son local électoral, situé au 5, avenue Broadway, que M. Coutu, sa famille et ses supporteurs ont suivi la soirée. Dans la petite pièce, plus d'une centaine de personnes étaient là pour entendre le discours de celui qui a défait Yvon Labrosse, maire sortant au pouvoir depuis 27 ans. « C'est la première fois dans toute l'histoire de la ville qu'un maire est défait. Bien entendu, les résultats ne correspondent pas à nos attentes, mais nous respectons le choix de la population et nous entendons son message: nous travaillerons en collaboration avec chacun des membres élus. Je ne suis pas inquiet que les gens se rallieront afin de répondre aux attentes des citoyens », affirme M. Coutu.
Au local de l'équipe Renaissance Montréal-Est, la fête s'est terminée plus tôt que prévu. Quelques minutes à peine après le dévoilement des résultats, M. Labrosse avait quitté et seulement quelques conseillers flânaient devant l'école Saint-Octave.
Heureuse d'être élue, Sylvie Dauphinais se disait surprise de la tournure des événements. « On est content, mais en même temps, on est triste pour la défaite de M. Labrosse. Ce sera difficile de siéger au conseil sans notre maire, sans celui qui nous a motivés à nous impliquer en politique », confie-t-elle. « On n'est pas sur la même longueur d'onde que Robert Coutu, avoue Monique Major, candidate réélue. J'ai hâte de voir ce que ça fera au conseil! »
Il a été impossible de rejoindre Yvon Labrosse afin de récolter ses commentaires. Toutefois, Mmes Dauphinais et Major affirment que le maire défait n'hésitera pas à demander un recomptage. « Il y a eu 49 votes rejetés et probablement des lacunes lors du scrutin. Un recomptage pourrait faire la différence », concluent-elles.
