Premier à venir au micro, cet avocat d'un a souligné l'opposition de son client à ce projet. « Allez-vous adopter ce projet tel quel? », a-t-il lancé aux élus.
Cosmo Maciocia, maire de l'arrondissement, a expliqué que le conseil était tenu de suivre un processus très rigoureux et que pour l'instant le dossier suivait son cours. « Le premier projet a été adopté à majorité le 6 août, en consultation spéciale et une consultation publique a eu lieu le 25 août dernier. Ce soir, on dépose le procès-verbal et pour le reste, il y aura ouverture de registre et référendum selon les signatures recueillies. Les résidents concernés auront le temps de se prononcer », a-t-il souligné.
Seule à ce prononcer contre ce projet, la conseillère Suzanne Décarie a déploré la réaction des autres élus.
« En mai dernier, le comité consultatif d'urbanisme (CCU) formulait à l'unanimité un avis défavorable à l'égard de ce projet. Lors de la séance spéciale où le premier projet de règlement a été adopté, Maria Calderone a mentionné que si les résidents se montraient récalcitrants, ils reculeraient. Pourtant, lors des consultations publiques, les citoyens ont fait part de leur opposition au lave-auto et maintenant, les élus ne veulent plus », souligne Mme Décarie, avouant ne pas comprendre le choix de ses collègues. « Si eux habitaient sur la rue Victoria, est-ce qu'ils seraient contents de voir s'installer un lave-auto jusqu'à côté de leur maison? Je ne crois pas! », conclut-elle.
Des précisions importantesPour la conseilère Maria Calderone, il est clair que le projet de lave-auto à la main, qui se rapproche davantage d'un salon d'esthétique pour voiture, est une excellente nouvelle pour ce secteur de l'arrondissement.
« C'est un secteur qui avait et qui a toujours besoin de revitalisation. C'est pour ça que je ne m'y oppose pas! En plus, comme ce n'est pas un lave-auto typique, plusieurs restrictions sont imposées au propriétaire, entre autres sur les heures d'usage. Par contre, il faut laisser aller le processus démocratique et ce sont les résidents qui décideront si oui ou non ils acceptent le projet », explique-t-elle, certaine que les résidents ont bien compris les étapes à venir.
Elle affirme également que plusieurs citoyens ont démontré leur appui en envoyant des lettres à l'arrondissement. « Tout comme moi, plusieurs résidents sont fiers de ce que le nouveau propriétaire a fait avec le bâtiment qui était en ruine. C'est une personne qui vient de Pointe-aux-Trembles et qui veut garder le secteur en vie. Il ne voudrait pas faire de mal à l'arrondissement. En tout cas, une chose est certaine, il n'y a pas que des gens qui sont contre! »
