Les activités à faire ne manquent pas à la maison des jeunes d'Anjou et c'est ce qui peut expliquer que l'année 2007-2008 de l'organisme ait été fort occupée.
Tout au long de l'année, entre 15 et 22 jeunes, garçons et filles, ont fréquenté sur une base quotidienne Le chemin faisant. Pour une pancarte à dessiner, un bijou à créer, une photo à prendre, un match de « baby-foot » à gagner, un devoir à finir, une amie à qui parler, une sortie à préparer, un film à écouter ou encore une animatrice à qui se confier, la maison des jeunes est l'endroit tout désigné.
Le site offre aux jeunes un environnement où ils peuvent échanger des idées, organiser des activités éducatives, s'épanouir, se développer et encore bien davantage.
Outre les activités dites « régulières », il y a également les sorties et les projets spéciaux. Au cours de l'année, les jeunes se sont notamment initiés aux arts du cirque en se rendant aux installations de l'École nationale du cirque, voisine du Cirque du Soleil et de la TOHU. Ils ont alors pu s'exercer sur un trapèze, un trampoline, jongler et faire de l'unicycle. Le tout, dans un contexte différent leur permettant de socialiser avec d'autres adolescents issus de différentes maisons de jeunes.
La création d'un site Web, le projet de maison hantée et le concours « littérairement jeunes » ont aussi grandement occupé les adolescents. Les parties de plaisir n'ont pas manqué.
La maison des jeunes d'Anjou compte actuellement 78 membres, dont 11 adultes et 67 jeunes. Comparativement à l'an dernier, le nombre de membres jeunesse a légèrement diminué.
Par contre, plus de 1011 jeunes de l'arrondissement et une vingtaine de parents ont profité des activités, projets et services à l'extérieur de la maison des jeunes lors de kiosques d'information, d'animations extérieures ou d'ateliers à l'école secondaire Anjou. L'impact de l'organisme est indéniable.
Depuis septembre 2006, Le chemin faisant est l'organisme porteur du dossier du travail de rue, dont l'objectif est de réduire les méfaits reliés aux problématiques de dépendance et d'agir de façon préventive aux problématiques de jeu compulsif, toxicomanie, émergence des gangs de rue, décrochage scolaire, violence et autres.
Les interventions du travailleur de rue ont eu un impact positif auprès des jeunes. Il a notamment servi de médiateur entre ceux-ci, le service de police et les parents. Il a aussi participé aux activités de groupes communautaires et à celles de l'école secondaire Anjou. Cela a permis d'offrir des alternatives occupationnelles aux jeunes.
De plus, il a mobilisé et accompagné les jeunes dans leurs démarches pour accroître l'offre d'activités sportives dans le secteur de la rue Chaumont. L'abolition de cette ressource pourrait être lourde de conséquences. C'est pourquoi la maison des jeunes et ses partenaires sont toujours à la recherche d'un financement adéquat pour maintenir ce poste.
La prochaine année ne sera pas de tout repos. Le directeur de la maison des jeunes, René Obregon-Ida, et son équipe tenteront de concrétiser un rêve qui leur est cher : la rénovation de leur bâtiment. Leur objectif est de construire un nouveau bâtiment qui répondra aux exigences de l'équipe d'animation et aux nécessités des organismes de l'arrondissement.
La nouvelle maison des jeunes comprendrait, entre autres, un mini-gymnase intérieur, une cuisine industrielle, un mur d'escalade et une salle de réunion pour 10 à 15 personnes. Elle serait construite dans une vision de développement durable, du respect des normes environnementales et dans une perspective d'éducation écologique.
Nous sommes toutefois encore très loin du premier coup de marteau. Le financement n'en est qu'à ses premiers balbutiements et risque d'être une tâche ardue. Ce qui n'empêchera pas M. Obregon-Ida de poursuivre le travail amorcé pour que le rêve devienne réalité au cours des prochaines années.
L'autre priorité des animateurs est de sensibiliser la population angevine au travail et au rôle que joue la maison des jeunes dans son milieu. Ils veulent ainsi combattre les préjugés négatifs qui peuvent subsister et démontrer qu'une maison des jeunes, c'est essentiel pour un milieu.
