Voilà l’un des points ressortant de l’analyse qu’a fait l’organisme de promotion environnementale du Portrait 2008 présentant les statistiques, pour ces cinq années, concernant la gestion des déchets pour l’agglomération montréalaise, ses 19 arrondissements et les 16 villes reconstituées.
« Tout d’abord, avec le Portrait 2008, nous avons pu observer que sur l’ensemble de son territoire montréalais, il y a eu une nette amélioration depuis 2004 au niveau de la récupération de certaines matières résiduelles. Il ne faut cependant pas se réjouir trop vite, car la Ville n’est pas parvenue à atteindre les objectifs fixés par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 (PQGMR) », a mentionné Mathieu Graveline, de l’ÉcoPAP, en précisant qu’en ce qui touche aux matières recyclables, on était à 7 % d’atteindre l’objectif de 60 % établi par la PQGMR. Avec l’instauration de la collecte en mode pêle-mêle et l’implantation des bacs roulants dans les immeubles de neuf logements et plus, la tâche des citoyens a été facilitée, d’où une hausse de 37,5 % entre 2004 et 2008.
La récupération des résidus domestiques dangereux (RDD) a connu un bond 182 %, tandis que celle des résidus de construction, de rénovation et de démolition et des objets volumineux (CRD) s’est envolée de 201 %. Les initiatives montréalaises telles la création du réseau des éco-centres et la mise en ligne du site Internet Info-Collecte semblent avoir porté fruits, bien que les objectifs de la PQGMR n’aient pas été atteints.
Mathieu Graveline fait remarquer que malgré l’accroissement de la récupération, la quantité d’ordures ménagères non récupérées n’a pas connu une diminution équivalente « Cela signifie que les Montréalais produisent plus de matières résiduelles (…) Il est important de garder en tête que dans le principe des 3RV (réduction à la source, réemploi, récupération et valorisation), l’idée de base reste de réduire la quantité des matières résiduelles produites. »
Alors que les résidents de RDP–PAT produisent plus de matières résiduelles que la moyenne, il appert que le taux de récupération des matières recyclables de l’arrondissement, avec son 48 %, est inférieur au taux global et se situe à 12 % de l’objectif de la PQGMR.
Note encourageante selon l’analyse de l’ÉcoPAP: les résidents de l’arrondissement enregistrent l’un des meilleurs taux de récupération des RDD et résidus CRD, dépassant les taux de la ville.
M. Graveline reconnaît qu’il y a encore du chemin à faire pour améliorer la situation, surtout avec la sortie de la nouvelle PQGMR 2010-2015. L’énoncé gouvernemental désire développer davantage la récupération des matières organiques qui est jusqu’ici une approche plutôt marginale.
L’Éco de la Pointe-aux-Prairies (514 648-9177) entend bien accompagner la population du secteur dans les changements d’habitudes qui seront requis afin d’atteindre les objectifs gouvernementaux que l’on peut connaître en visitant les sites Internet de la Ville de Montréal et du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.
