Les histoires ne se terminent pas toujours bien. C’est le cas de celle de Sophie, Abeille, Keivin et Samuel. Les personnages de la pièce Sous les toxiques ont tout l’avenir devant eux. Pourtant, une succession de mauvaises décisions un soir de fête viendra mettre un terme à leurs rêves d’escalade, de sciences et de théâtre.
La pièce Sous les toxiques, produite par le Théâtre Parminou, a été présentée par le poste de quartier 49 du SPVM et Tandem Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, le 28 mars dernier à l’auditorium, du Centre communautaire Roussin. Une centaine d’adolescents, de parents et d'intervenants ont profité de l’occasion pour écouter les messages de prévention glissés dans la pièce.
Sous les toxiques, c’est l’histoire de quatre jeunes qui se retrouvent un soir de fête pour s’amuser. L’alcool coule à flot et les stupéfiants sont à portée de main. Les décisions prisent ce soir-là ne seront pas toujours les bonnes et les conseils seront parfois douteux, mais chacun fera son bout de chemin vers son destin.
Même si la pièce est lourde de sens, elle ne s’éloigne pas beaucoup de la réalité. Trois jeunes filles âgées de 17 ans, rencontrées à la sortie de la pièce, avouaient que, pour elles, c’étaient des histoires qu’elles avaient déjà vues ou entendues autour d’elles. Une éducatrice spécialisée, qui a aussi assisté à la représentation, abondait dans le même sens. « La pièce est réaliste. Malheureusement, les jeunes ne réalisent pas les dangers et la pièce leur fait voir que ce n’est pas si drôle », mentionnait-elle.
« Je ne savais pas que les services du Centre Dollard-Cormier sont gratuits. Il y en a à l’école qui en auraient peut-être besoin, mais qui ne savent pas que ça ne coûte rien », admettait une jeune fille.
Une représentante du Centre Dollard-Cormier était présente après la pièce pour expliquer aux jeunes les services offerts par cet établissement. Une infirmière du CSSS de la Pointe-de-l’Île, une policière de la section intervention jeunesse du service de police et une représentante du Centre d’aide aux victimes d’acte criminel étaient aussi sur place pour répondre aux questions.
