Les jeunes de l’arrondissement pratiquent depuis belle lurette ce sport qui les passionne au niveau récréatif. Que ce soit de l’escalade en plein air comme à Val-David ou sur des structures artificielles d’escalade à Horizon Roc, situé sur la rue Dickson, les Pointeliers ont rapidement acquis les habilités pour faire partie de l’équipe de compétition, créée il y a deux ans.
Ils s’entraînent trois fois par semaine au centre d’escalade. « Les jeunes sont vraiment des mordus d’escalade. Pour eux, ce n’est pas uniquement un sport, c’est aussi un mode de vie, une attitude qu’ils développent et qu’ils mettent en pratique tous les jours », remarque Daniel Leclerc, le père d’Andréanne et de Pierre Yves. Ils y développent notamment des techniques, des stratégies, de la résistance, de l’endurance et de la discipline. Pour Pierre Yves et Andréanne, leurs aptitudes pour ce sport les aident aussi dans leur cheminement scolaire. Au-delà des acquis physiques, ils développent leur concentration, leur jugement, leur dépassement de soi, mais surtout, leur persévérance, qu’ils appliquent dans toutes les sphères de leur vie.
Bien que l’escalade soit un sport individuel, les membres de l’équipe d’Horizon Roc favorisent aussi l’apprentissage entre eux. « Ils ont la chance d’avoir un groupe axé sur l’entraide. Tout le monde y gagne. Ils s’échangent des conseils, ce n’est pas chacun pour soi. Les grimpeurs démontrent une ouverture d’esprit, un respect des autres et de la maturité. » Justement, Pierre Yves explique que l’esprit sportif est très présent: lorsqu’un grimpeur a des difficultés dans une voie, tout le monde va lui venir en aide.
Sa sœur Andréanne observe le même phénomène : « Oui, c’est une compétition, mais on finit par décrocher. Je me rends compte que la compétition est envers moi-même. » Pour elle, l’escalade lui permet surtout, au-delà des rivalités, d’entrer en contact avec d’autres jeunes qui ont la même passion.
Prochaine compétition
Il y a trois types d’épreuves lors des compétitions. L’épreuve « Difficulté » constitue à prendre uniquement certaines prises et oblige à effectuer des mouvements plus difficiles pour obtenir le plus de points. L’épreuve « Vitesse » est quant à elle plus spectaculaire, explique Alexandre Chrétien, l’entraîneur des jeunes à Horizon Roc. Le gagnant est celui des deux adversaires qui se rend en haut de la structure en premier. Finalement, l’épreuve « Bloc » est surtout orienté sur le gestuel et est très intense. Les concurrents doivent effectuer le plus de points en une période donnée, sur plusieurs structures d’escalade différentes. Ainsi, ils doivent développer des stratégies et réaliser des mouvements intenses et complexes afin de toucher le plus de prises avec le moins d’essais possibles. Il s’agit de la seule épreuve qui se fait sans mousqueton. La hauteur des structures est moins haute, mais le niveau de difficulté est beaucoup plus grand.
Le 3 avril, les grimpeurs procèderont à la dernière compétition de leur saison régulière dans le cadre de la Coupe Québec. Celle-ci leur permettra également de se qualifier dans ces épreuves pour le championnat québécois d’escalade junior, qui aura lieu les 23 et 24 avril. L’entraîneur des grimpeurs rappelle que cet événement permet avant tout aux jeunes d’échanger avec des gens du milieu tout en mesurant leurs compétences. Pour Andréanne, c’est aussi l’occasion de revoir les autres grimpeuses avec qui elle a développé des liens d’amitié.
Ève-Marie et Andréanne, qui sont dans l’équipe de compétition depuis sa création, sont unanimes : le niveau de difficulté du championnat québécois junior a beaucoup augmenté depuis l’an dernier.
Ève-Marie Landry est en première position du classement général dans la catégorie féminine Juvénile B et attend avec impatience la prochaine compétition et le championnat : « J’ai hâte, car on ne sait jamais si on va conserver notre position. Il faut rester positif et avoir confiance en soi. »
Andréanne Leclerc, qui est classée en cinquième position en Juvénile A, avoue avoir hâte surtout pour son plaisir et son expérience personnelle. Bien qu’elle concède que son rendement ait un peu baissé, elle croit pouvoir se classer surtout en vitesse.
Pour sa part, Pierre Yves Leclerc entame sa première saison au sein de l’équipe. Il est très fébrile : « J’ai hâte et je n’ai pas hâte en même temps! Les épreuves vont être plus difficiles, mais je crois que j’ai une chance de me qualifier, notamment en vitesse et en bloc. » Il est présentement en cinquième position dans la catégorie masculine juvénile B.
Bien que l’escalade de compétition pour Senior soit déjà établi depuis quelque temps au Québec, le réseau junior est plus récent. Toutefois, plusieurs jeunes s’intéressent à ce sport. Il est si populaire que l’International Federation of Sport Climbing (IFSC) prévoit que l’escalade sera aux Jeux Olympiques de 2020, explique M. Chrétien. Cela réjouirait les grimpeurs pointeliers : « Pour moi, ça serait vraiment le fun! » lance Ève-Marie.
Pour s’informer sur la Coupe Québec d'escalade, il est possible de consulter le site d'Horizon Roc.
L'ambiance était explosive le 3 avril ! Formidable compé !