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La naissance d’un basketteur

Yvon Rouillard Pacophoto.ca

Yvon Rouillard

Audrey Gauthier
Publié le 29 Juin 2012
Publié le 29 Juin 2012
Audrey Gauthier  RSS Feed
Sujets :
basketball en fauteuil roulant , équipe nationale , Jeux paralympiques , Londres , Pointe-aux-Trembles

Yvon Rouillard participera à ses deuxièmes Jeux paralympiques au sein de l’équipe nationale de basketball en fauteuil roulant, le 29 août, à Londres. Il tentera d’aider son équipe à gagner la médaille d’or, qui lui a échappé il y a quatre ans.

La formation tentait d’obtenir sa troisième première place, lors des Jeux de Pékin, en 2008. Toutefois, l’Australie les a surpris en gagnant la finale 72-60. « Nous avons perdu l’or cette fois-là. Cette année, l’or est accessible. Nous avons travaillé fort pendant quatre ans pour aller la chercher », affirme le Pointelier.

Même s’il ne reste que deux mois avant la grande compétition, l’athlète n’est pas encore stressé. « J’y pense déjà, mais je ne suis pas encore nerveux. Je vais l’être lors du premier match. En attendant, je me prépare pour la médaille d’or », souligne-t-il.

Un appel sportif

Il y a 14 ans, M. Rouillard était un musicien. Il jouait au hockey par plaisir, mais le sport n’occupait pas une grande place dans sa vie. « Je faisais du sport avec des amis, mais sans plus », se rappelle-t-il.

En 1999, sa vie a basculé. « Je travaillais avec les trains à Rivière-des-Prairies. Un jour je suis tombé sur les rails et un wagon m’est passé dessus. Ce que je peux dire, c’est que je suis très content de ne me rappeler de rien », confie-t-il.

Après son accident, il a décidé d’essayer le hockey sur luge à l’institut de réadaptation. « Je suis un passionné de hockey, alors je me suis tourné vers cette discipline. Toutefois les entraînements étaient très tôt et ils n’étaient pas fréquents, ce qui ne me convenait pas. Je me suis ensuite acheté un vélo à main, mais je ne pouvais en faire que l’été. Je désirais faire du sport à l’année alors je me suis tourné vers le basketball. J’en suis tombé amoureux tout de suite », raconte-t-il.

Le quadragénaire pratique le basketball depuis maintenant 13 ans. Toutefois, son ascension au sein de l’équipe nationale a pris de nombreuses années. « J’ai été membres de l’équipe provinciale pendant six ans. On m’a appelé ensuite pour participer aux qualifications nationales, ce que j’ai fait. Ça m’a pris six autres années avant de me tailler une place sur la formation canadienne.

« Au départ, je ne croyais pas avoir de chance de faire partie de l’équipe nationale. Je n’étais pas assez rapide, mon lancer n’était pas assez bon et ma connaissance du jeu n’était pas complète. C’était plus difficile. Lors de mes deux dernières tentatives, j’y ai cru davantage. C’est finalement en 2007 que j’ai eu ma chance, un an avant les paralympiques », se souvient-il.

Même s’il a 40 ans, M. Rouillard ne pense pas à la retraite. « J’ai commencé sur le tard. Ça ne fait que cinq ans que je suis sur l’équipe nationale. Je suis encore en forme pour continuer pendant de nombreuses années », soutient-il.

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