« Dans le cas des arbitres molestés, c'est tolérance zéro! Si c'est jugé comme un geste intentionnel, il s'agit d'une suspension minimale d'un an, dit-il. « Pour un geste non intentionnel, il y a une réglementation spécifique. Le comité de discipline étudie la suspension et il peut rendre un jugement allant jusqu'à un an, peu importe l'âge ou si c'est un joueur vedette. « Pour (Patrice) Cormier, c'est une situation qu'on ne peut pas accepter. Il s'agit d'un coup porté à la tête et en ce qui me concerne, on peut s'attendre à une sanction sévère. L'incident appartient à la ligue junior majeur et c'est elle qui va décider. Ce sera 15 matchs et plus à mon avis. »
Plusieurs personnes à blâmerSelon M. Lalonde, environ 100 000 joueurs au Québec disputent au-delà de 100 000 matchs, dont plusieurs dans le cadre de 400 tournois. C'est pourquoi « il faut continuer notre campagne de sensibilisation et de prévention auprès des jeunes ».
Cependant, ils ne sont pas les seuls à blâmer. Certains parents n'adoptent pas l'attitude requise dans les arénas et ce sont leurs enfants qui écopent.
« C'est un problème de société, admet M. Lalonde. Dans nos arénas du Québec, 95 % des gens sont corrects, 5 % sont des hurluberlus. Il y a une prise de conscience qui doit être faite par ces parents. Le hockey est un sport d'action-réaction, mais il y a une limite! »
La Ligue nationale de hockey projette également une image prédominante sur les jeunes hockeyeurs. Depuis cinq saisons, la situation s'est aggravée.
« Au retour du lock-out, le style de hockey de la Ligue nationale a eu une influence positive dans les arénas. Il a vraiment aidé le comportement des jeunes. Ç’a été du bonbon pour le hockey mineur, fait remarquer le directeur général. Mais plus ça va dans la Ligue nationale, moins on est ferme, plus on fait preuve de relâchement et on peut voir le résultat dans les arénas. »
Enfin, Sylvain B. Lalonde ajoute que les entraîneurs et les médias ont également un rôle concret à jouer dans l'éducation des joueurs de hockey mineur.
« Les médias nous montrent en boucle des mises en échec percutantes. Mais lorsqu'on voit que la rondelle est située 15 pieds plus loin, il ne faut pas me faire croire que c'est pour finir une mise en échec, dit-il. « Moi, j'appelle ça de la poutine de taverne! C'est du vieux style. Enlevez les vieux clichés comme finir nos mises en échec, car ça ne passe plus dans notre société d'aujourd'hui. »
