Finaliste à deux reprises, le Pointelier veut conclure sa route sur une note en or chez les 35 ans et moins. Lors des Jeux de Barcelone, en 2003, son équipe, composée de pompiers montréalais, avait plié l’échine en finale devant celle de la Sûreté du Québec. Deux ans plus tard, à Québec, une formation russe lui avait joué le même tour.
« Cette fois-ci, j’aimerais revenir avec une médaille d’or. Ce serait écoeurant! », lance celui qui a confirmé qu’il n’évoluerait plus dans la classe OPEN après ce rendez-vous. Père de trois enfants, Thériault, 33 ans, désire consacrer plus de temps à sa famille, jugeant que le camp entraînement pour faire partie de cette équipe est plutôt exigeant.
Calibre intéressant
Les Jeux mondiaux des pompiers et policiers regroupent des athlètes de pointe provenant de partout sur la planète. Non, ce ne sont pas les Jeux olympiques, mais selon le principal intéressé, la fête demeure grandiose et le calibre des joueurs est étonnant.
« Je me rappelle qu’à Vancouver, lors des cérémonies d’ouverture, il y avait 32 000 personnes au BC Place (maintenant sous le vocable du Rogers Arena). La ville était en ébullition. C’était l’un des plus beaux "feelings" de ma vie! »
Si Thériault considère cette compétition comme son rendez-vous par excellence sur la scène sportive, c’est que le talent qu’on y retrouve n’est pas à négliger. « Le calibre est surprenant. Dans notre équipe, on retrouve huit ou neuf gars qui ont déjà joué au niveau junior majeur. Sinon, la majorité des joueurs qui composent l’équipe doivent avoir évolué au moins dans le junior AAA. »
Une blessure guide son cheminement
Yannick Thériault a évolué quatre saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec les Faucons de Sherbrooke et les Wildcats de Moncton. Une vilaine fracture à la cheville l’a toutefois mis à l’écart du jeu lors de sa dernière saison. Il n’a disputé que huit rencontres avec Moncton, avant de s’aligner avec les Blackhawks de Contrecoeur (junior AAA).
« Quand ça fait quatre ans que tu te donnes à fond dans cette ligue et que tu termines avec une blessure, c’est assez frustrant », raconte l’attaquant qui avait perdu sa place dans l’alignement. Thériault avait été délogé au profit d'un certain Dmitri Kalinin, qui lui, avait été rétrogradé du club-école des Sabres de Buffalo. Cet événement a marqué un tournant dans la carrière de Thériault.
« J’avais des options en Europe, dit-il, mais j’ai préféré ensuite me concentrer sur ma carrière de pompier. J’ai finalement fait une croix définitive sur le hockey professionnel à 25 ans. »
Après son stage junior, Thériault a passé quelques saisons dans la Ligue nord-américaine de hockey, avant de revêtir à temps plein son uniforme de pompier. Heureusement, les Jeux mondiaux lui offrent la chance de garder le contact avec son sport de prédilection. « Quand je suis devenu pompier, je voulais continuer dans le sport. Je me compte chanceux de pouvoir joindre les deux bouts. »
Vétéran de son équipe, Thériault tentera de savourer un premier titre aux Jeux mondiaux, qui se dérouleront aux mois d’août et septembre, dans la Grosse Pomme. Cet événement rendra un hommage aux victimes des attentats du World Trade Center, survenus le 11 septembre 2001.
D’autre part, la ville de Montréal est en lice pour obtenir la tenue de ces Jeux mondiaux, en 2017. Une décision sera prise à cet égard après le rendez-vous new-yorkais.
