Cinq patineurs porteront les couleurs du Canada aux prochains Jeux, mais seulement trois places étaient disponibles lors de ces qualifications. Monette a donné tout ce qu'il avait et il s'est qualifié pour les finales A ou B sur chacune des distances.
« J'ai été très régulier. J'ai obtenu de bons résultats. Il aurait cependant fallu être exceptionnel à chaque course, remarque-t-il. Terminer cinquième, ce n'est quand même pas mauvais. Mais lorsqu'il n'y a que trois places disponibles, ce n'est pas beaucoup. »
Ironiquement, Monette a obtenu son meilleur classement au 500 m (deuxième), distance dans laquelle il éprouve normalement plus de difficultés. « J'ai changé ma position de départ pour avoir un meilleur temps de réaction. Ça me permettait d'avoir une longueur d'épaule de plus à l'approche du premier virage et on sait que tout le monde se bat au départ du 500 mètres. »
Le vétéran patineur a également obtenu une troisième place au 1000 m et pris le quatrième rang du premier 1500 m.
Quant aux autres patineurs, Olivier Jean, champion au 1000 m, et Guillaume Bastille, vainqueur sur trois distances, ont obtenu leur billet pour Vancouver. Rappelons que Charles Hamelin était déjà qualifié pour les Jeux.
Ainsi, deux postes sont toujours vacants et le Comité de haute performance courte piste de Patinage de vitesse Canada se prononcera sur l'identité des patineurs qui compléteront l'équipe, le 26 août. François-Louis Tremblay, absent des sélections en raison d’une blessure, pourrait en être à ses troisièmes Jeux olympiques, soit en ayant une exemption médicale, soit en étant le choix du comité. François Hamelin est également en bonne posture pour le choix discrétionnaire, que Monette convoite actuellement.
Avant même de partir pour les qualifications olympiques, Marc-André Monette a appris que sa mère était entrée d'urgence à l'hôpital pour des problèmes cardio-vasculaires. Ceci explique son absence au dernier 1000 m des qualifications.
« Quand j'ai réalisé qu'il n'y avait plus d'enjeu pour moi, j'ai demandé un billet d'avion pour revenir à Montréal mardi matin. Aujourd'hui (21 août), ma mère se porte mieux », assure-t-il.
Bien que bouleversante, cette nouvelle aurait pu avoir un impact direct sur les performances de Monette. « Ça ne m'a pas nuit tant que ça, car j'ai été bien suivi à Vancouver. Aussi, ma mère éprouvait des problèmes depuis quelque temps déjà, alors j'étais prêt à gérer la situation. »
Si Marc-André Monette ne fait pas partie des cinq patineurs de l'équipe olympique, le patinage de vitesse n'est pas fini pour autant.
« J'ai comme objectif de patiner jusqu'à au moins 30 ans. Présentement, je suis en très grande forme, mais je n'exclus pas le fait de retourner plus souvent au club de Pointe-aux-Trembles pour entraîner la relève. »
Par contre, il y aurait toujours une porte de sortie pour Marc-André advenant une blessure à un patineur canadien. Même si ce scénario ne se pointe pas à l'horizon, Patinage de vitesse Canada pourrait néanmoins faire appel à ses services. « Le comité désignera un substitut pour chaque distance, donc si je peux aider l'équipe afin de la rendre meilleure en prévision des Jeux, je vais le faire. »
D'autre part, Monette ignore s'il sera sur patins lors des quatre épreuves du circuit de la Coupe du monde, à l'automne.
