En effet, Charles et François sont frères et Marianne est la copine de Charles. Unis dans la vie, ils le seront tout autant sur l'anneau de vitesse olympique en février.
Ensemble, ces trois patineurs pourraient amasser leur part de médailles pour l'unifolié. Mais le simple fait d'être présent à ce grand rendez-vous relève presque de l'imaginaire.
« Ça va être une expérience vraiment incroyable! Ce sera notre seule occasion de vivre les Jeux olympiques en famille, chez nous, au Canada, remarque Charles Hamelin, 25 ans. C'est un rêve qu'on n'a même pas souhaité et c'est quelque chose qu'on va se souvenir toute notre vie! »
Quant aux performances sur la glace, l'avantage de se retrouver en famille est un facteur non négligeable. « C'est une énergie positive qui nous arrive à 100 milles à l'heure dans le dos », lance Marianne St-Gelais, 19 ans.
« À Vancouver, nous allons patiner à tous les trois jours, alors si on connaît une "bad luck", on sait qu'il y a au moins deux personnes que vont nous remonter le moral », dit Charles Hamelin, membre du relais masculin qui avait remporté l'argent à Turin, en 2006.
Et bien sûr, il n'y aura pas meilleur partisan que son jeune frère de 23 ans. « Quand je vois Charles ou Marianne patiner, c'est normal d'avoir un parti pris. Mais on est habitué. Ce n'est pas nouveau », avoue François Hamelin, faisant référence aux récentes coupes du monde.
À noter qu'un quatrième membre du giron familial sera de la partie pour brandir le drapeau canadien, puisque le père des frères Hamelin, Yves, occupe les fonctions de directeur du programme courte piste.
Les trois patineurs ont obtenu leur laissez-passer pour Vancouver, mais personne n'a emprunté le même chemin pour y arriver.
D'un côté, Charles Hamelin a connu un parcours beaucoup plus simple. Ce dernier s'est qualifié au mois de mars grâce à une troisième place au classement du championnat du monde.
Pour sa part, Marianne St-Gelais s'est illustrée sur 500 m lors des sélections nationales en août, terminant deuxième, ce qui lui a garanti un billet d'avion pour l'Ouest canadien cet hiver.
Enfin, François Hamelin a laissé planer le suspense dans la famille, car après les sélections, il n'avait pas obtenu sa place officielle sur l'équipe. Quelques jours plus tard, il bénéficiait du choix discrétionnaire de Patinage Canada pour combler le dernier poste disponible.
« Lorsqu'ils (Marianne et François) se sont qualifiés, on capotait! Tout le monde dans notre famille voulait nous voir pour faire le gros party! », raconte Charles Hamelin.
Parions que les festivités pourraient tripler en intensité si l'expérience olympique s'avère concluante.
