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Le CPVPAT: une pépinière de talent



Le CPVPAT: une pépinière de talent

Le CPVPAT: une pépinière de talent

Publié le 19 Décembre 2009
Publié le 16 Février 2010
Thierry Bourdeau RSS Feed

Ils ne s'en doutaient pas à l'époque, mais depuis que les frères Jean-François et Marc-André Monette ont effectué leurs premiers coups de patin en 1988 au Club de patinage de vitesse de Pointe-aux-Trembles (CPVPAT), nombreux sont les athlètes de talent qui ont émergé du secteur est de la métropole.

Sujets :
Université durant la session d'automne , Pointe-aux-Trembles , Vancouver , Canada

Gravissant les échelons jusqu'aux grandes compétitions internationales, les frères Monette peuvent notamment se vanter d'avoir été sacrés champions du monde ensemble, lors du championnat par équipe, en 2007. Ces derniers ont aussi ont favorisé l'arrivée de futurs olympiens à Pointe-aux-Trembles tels que Jonathan Guilmette, François-Louis Tremblay et Olivier Jean. Plus jeune, Mathieu Giroux est également entré dans le sillon de ses compatriotes, lui qui sera vraisemblablement aux prochains Jeux d'hiver, à Vancouver.

Pourtant, le club pointelier ne se dirigeait pas dans cette direction il y a plus de deux décennies. « Avant 1986, Pointe-aux-Trembles était strictement un club de développement. Les patineurs évoluaient uniquement dans des compétitions régionales et la moitié n'étaient âgés que de 4 ou 5 ans », rapporte Jacques Grégoire, président du club de 1987 à 1994. « Ce sont vraiment les deux frères Monette qui ont parti le bal. Quand tu commences à posséder de bons patineurs, les autres vont suivre. »

L'aîné des frangins, Jean-François, a été affilié au club jusqu'en 2004, passant les six dernières années comme entraîneur. Ses débuts sous la férule de Laurent Daigneault l'ont mené vers des sommets qu'il ne pensait pas atteindre au départ. « Personne ne pouvait se douter que ce serait une combinaison gagnante avec lui. Sauf qu'à ce moment, Laurent (Daigneault) faisait partie de l'équipe nationale et il amenait une certaine crédibilité au club, dit Jean-François, 31 ans. « Des gars de l'extérieur comme François-Louis Tremblay et Olivier Jean sont ensuite arrivés chez nous à cause de notre réputation. Il s'agissait aussi d'un bon tremplin pour le club élite (aujourd'hui nommé Montréal-International). »

De son côté, Marc-André Monette passe actuellement sa 21e saison à Pointe-aux-Trembles. Ce dernier a débuté sa carrière de patineur à l'âge de 7 ans et depuis le nouveau millénaire, il transmet son savoir-faire aux plus jeunes. « C'est une roue qui tourne. Il y a beaucoup d'anciens patineurs du club qui sont devenus entraîneurs par la suite, soutient le patineur de 28 ans. Aujourd'hui, on est devenu un club hyper compétitif et on est capable de développer des jeunes pour les calibres national et international. »

Parmi les jeunes espoirs qui se sont entraînés récemment à Pointe-aux-Trembles, Antoine Gélinas-Beaulieu, chez les hommes, et Sabrina Bourgela, chez les femmes, cognent maintenant à la porte de leur équipe nationale respective.

Un effort d'équipe

Même s'il est l'un des principaux artisans de la renommée actuelle de son club, Marc-André Monette est loin de s'approprier tout le crédit.

« Nous avons plusieurs entraîneurs compétents au club qui oeuvrent dans des domaines différents. C'est vraiment l'expertise de tout le monde qui fait qu'on forme un tout et qu'on se complète très bien. » À cet égard, Monette visait principalement Valérie Gauthier, physiothérapeute, et Annie Sarrat, celle qui chapeaute l'entraînement des patineurs. Cette dernière y met d'ailleurs toute la gomme afin de parfaire l'apprentissage fourni aux athlètes pointeliers. « La planification des entraînements est effectuée en fonction de chacun des groupes, affirme celle qui possède un niveau 4 d'entraîneur. Je suis d'ailleurs la seule femme au Canada (autant certifiée) et j'espère même obtenir mon niveau 5, qui est le plus haut, à la fin de la saison. »

Employée à temps partiel, Annie Sarrat prodigue ses conseils aux jeunes en moyenne quatre soirs par semaine et deux week-ends par mois. Et c'est sans compter un nombre étouffant de huit cours à l'université durant la session d'automne. Lorsque rencontrée, la passionnée du patin de vitesse illustrait son emploi du temps en mentionnant: « La semaine passée, je n'ai pas dormi pendant deux nuits! »

Bref, avec tout l'encadrement dont ils bénéficient, les patineurs du club pointelier sont bien en selle s'ils aspirent à une longue carrière en patinage de vitesse. Et disons qu'ils n'ont pas à chercher bien loin pour trouver leur élan de motivation.

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