C'est le 19 avril 1963 que le coin des rues Mousseau et Tellier fut occupé instantanément. Les écoles Le Caron, Ste-Marie et Louise Trichet accueillaient ces enfants pleins de vigueur ainsi que Clément-Jetté, le parc plus bruyant que d'habitude.
Une surprise nous attendait un peu plus tard, le journal « Le Flambeau » annonçait en primeur l'agrandissement du parc et de fait, la démolition des maisons au nord de la rue Tellier entre Mousseau et Joffre. (On rêvait d'une pataugeoire.)
Seuls quelques locataires de la rue Joffre côté nord furent expropriés et leurs maisons détruites. L'autre coin nord-ouest du parc où était la cabane du gardien fut aussi rasé. Aujourd'hui, en 2008, il est encore question d'un centre récréatif. Quarante-cinq ans plus tard, on en rêve encore.
La destruction de notre maison ne fut pas nécessaire et nous sommes restés bien installés, confortables et heureux, non loin du fleuve, du nouveau pont tunnel et des jonctions nécessaires à nos nouveaux besoins.
Jusqu'en 1963, nous demeurions à l'entrée nord du pont Jacques-Cartier à titre de locataires, mais jamais heureux comme à Tétreaultville (la campagne à la ville), où les enfants ont grandi paisiblement.
Pour ceux qui fréquentaient un grand parc comme le nôtre, il n'y avait pas de toilette. Cet été, j'ai invité mon épouse afin de lui montrer deux équipes de soccer pour jeunes filles de 8 à 10 ans. Nous étions ébahis à la vue de ces filles utilisant notre parc. Trop souvent les lumières ont attendu des sportifs le soir jusqu'à 23 h, mais rarement leurs désirs furent exaucés.
Le temps commence à presser pour les arrière-grands-parents que nous sommes. « Au secours ! »
L'arrivée des Savard dans Tétreaultville
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